14 juillet : le danger des feux d’artifice

La France s’apprête à célébrer la Fête Nationale autour de défilés, de bals populaires mais également de spectacles pyrotechniques. Des feux d’artifice qui ne sont pas sans danger pour la santé.

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Les particules fines ont été reconnues responsables de cancers par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012. ©ShutterStock

Le 14 juillet marque le jour de l’abolition des privilèges et de la société d’ordres en France. La fête Nationale instituée depuis la loi de 1880 est célébrée chaque année dans l’Hexagone par des défilés, des bals populaires mais également des feux d’artifices. Si les risques corporels liés aux spectacles pyrotechniques sont connus, les risques respiratoires eux le sont moins. Et pourtant ils existent.

Comme le souligne une étude publiée Outre-Atlantique au début du mois de juillet dans la revue Atmospheric Environnement, les feux d’artifices augmentent le niveau des particules fines et des substances chimiques dans l’air.

Après avoir observé 315 sites de feux d’artifices sur une période de quatorze années, et relevé avant, pendant et après les données de la qualité de l’air, les scientifiques ont conclu que le niveau de particules fines dans l’air augmentait de 42 % au cours de l’heure qui suit le spectacle. Le taux revient à la normale dès le lendemain, à peu près 16 heures après le spectacle pyrotechnique.

Un laps de temps qui n’est pas sans conséquences quand on sait que l’exposition à ces particules très cancérigènes augmente le risque de décès, comme l’indique l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) dans un rapport publié en janvier : « Les résultats confirment les effets à courts terme des PM10 sur la mortalité, même à des concentrations conformes à la réglementation ».

De graves conséquences courts termes

Les particules fines ont été reconnues responsables de cancers par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012. Elles sont aussi à l’origine d’autres pathologies pulmonaires, comme l’asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). En effet, plus elles sont fines, plus les particules en suspension dans l’air sont agressives et rentrent loin dans les bronches, créant une inflammation.

Il est donc conseillé à tout à chacun, et plus particulièrement aux personnes vulnérables (asthmatiques, enfants et personnes âgées), de prendre les précautions qui s’imposent. Et de s’installer dans un endroit qui n’est pas face au vent et suffisamment éloigné pour éviter le nuage de fumée.

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Joséphine Terreissa