27 % des jeunes diplômes envisagent leur avenir à l’étranger

Selon un sondage Deloitte-Ifop publié ce lundi, 27 % des jeunes diplômés pensent que leur avenir professionnel se jouera à l’étranger. Une volonté qui s’explique, entre autre, par les difficultés à trouver un premier emploi sur le marché français.

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58 % des jeunes diplômés pensent qu’ils ont peu de chances de trouver un emploi dans les six mois. - Image d'illustration ©ThinkStock

La fuite des cerveaux se confirme. Selon un sondage Deloitte-Ifop* diffusé ce lundi 25 février, 27 % des jeunes diplômés envisagent de partir à l’étranger pour concrétiser leurs projets professionnels. La Tribune rappelle que lors du premier « baromètre de l’humeur des jeunes diplômés » (2012), ils n’étaient que 13 % à vouloir quitter la France pour leur carrière.

16 curriculum vitae envoyés avant de décrocher un emploi

Si les jeunes diplômés pensent se tourner vers l’avenir, c’est probablement, en partie, parce qu’ils sont une majorité (58 %) a pensé qu’ils ont peu de chance de trouver un emploi dans les six mois. Les plus pessimistes se trouvent en province (62 %), précise le sondage.

Lire aussi : 57% des diplômés 2011 sans emploi en avril 2012

Une angoisse visiblement justifiée puisque l’enquête met en avant les difficultés rencontrées par les jeunes pour trouver un premier emploi.

Parmi les sondés en recherche d’emploi depuis environ 15 semaines, 38 % assurent n’avoir encore décroché aucun entretien, 12 % un seul, 20 % deux. Du côté des embauchés (55 % des sondés), les personnes interrogées expliquent qu’elles ont été en recherche pendant environ 10 semaines et qu’elles ont dû envoyer, en moyenne, 16 curriculum vitae avant de signer un contrat. Les jeunes femmes assurent en avoir envoyé, en moyenne, 19, et les hommes « seulement » 11.

Le contrat de génération séduit les jeunes diplômés

Au niveau de la forme du contrat, 68 % des jeunes diplômés ont pu décrocher un CDI. Un chiffre qui grimpe à 76 % pour les diplômés de grandes écoles et descend à 43 % pour les diplômés d’un IUT. Parmi les jeunes en contrat, une majorité avoue se méfier de ses employeurs (54 %), 60 % affirment, malgré tout, vouloir conserver leur poste actuel.

Le contrat de génération, l’une des promesses de François Hollande lors de la campagne présidentielle, serait globalement plutôt bien perçu par les jeunes diplômés. 65 % des personnes interrogées, embauchées ou non, expliquent qu’elles voudraient en bénéficier, 85 % qu’elles aimeraient être formées par un senior.

Lire aussi : Chômage des jeunes, que sont les emplois d’avenir ?

* Pour réaliser cette enquête, 1 005 jeunes ont été interrogés en ligne du 22 au 31 janvier 2013. L’échantillon est représentatif des diplômés (bac à bac + 5) depuis moins de 3 ans.

Cécile David