Accidents de la vie courante : bientôt Grande Cause nationale?

Ce mardi 6 novembre, le Collectif interassociatif de lutte contre les accidents de la vie courante rencontre le Premier ministre. Les membres souhaitent que ce type d'accident obtienne le Label de Grande Cause nationale afin de faire évoluer les mentalités.

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2006
Les accidents de la vie courante font plus de 18 500 morts par an ©ThinkStock

Une chute banale dans une maison est si vite arrivée… Et peut causer bien plus de dégâts qu’on ne le pense. La preuve, les accidents de la vie courante font en moyenne 18 500 morts par an, soit quatre fois plus que les accidents de la route.

C’ est pourquoi le Collectif interassociatif de lutte contre les accidents de la vie courante (Clac) rencontre le Premier ministre, pour la troisième année consécutif, afin que ces accidents obtiennent le Label de Grande Cause nationale.

Grande Cause nationale : qu’est-ce que ça changerait ?

Le Label de Grande Cause nationale, créé en 1977, permet aux associations d’organiser des collectes et les autorise à diffuser gratuitement des spots de sensibilisation sur les chaînes de télévision ou les radios du service publique.

Le fait de pointer du doigt ce problème pourrait réduire considérablement le nombre d’accidents de la vie quotidienne, qui fait plus de 4,5 millions de blessés par an.

Accidents de la vie courante : que faire ?

Les victimes des accidents de la vie courante sont généralement des enfants en bas âge ou des personnes âgées.

En Scandinavie, les habitants ont beaucoup mieux intégré le problème qu’en France et installent aujourd’hui davantage de dispositifs pour la sécurité de leurs enfants dans les maisons. Par exemple, les caches pour les prises électriques ou les garde-fous sur les balcons sont arrivés 15 ans plus tôt dans les pays du Nord que dans l’Hexagone. D’ailleurs, d’après l’Alliance européenne de la sécurité de l’enfant, la France ne se positionne qu’en 22e place du classement continental.

Pour les personnes âgées, de petites modifications dans l’habitat peuvent faire déjà beaucoup. Un rehausseur de siège de toilettes, des barres de soutien, des installations d’adhésifs antidérapants, des planches dans les baignoires et les salles de bain pour limiter les chutes, cause de 48 000 fractures du col du fémur par an chez les plus de 65 ans et de 10 000 décès.

Malheureusement, beaucoup de personnes âgées rechignent à changer leur environnement de vie au dépend de leur bien-être. Le Clac, qui regroupe une quarantaine d’associations nationales, compte bien faire évoluer les mentalités.

Mathilde Bourge