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Achats compulsifs: comment lutter?

Dans Conso > Maison

Publié le : 04 avril 2008
Dernière mise à jour : 27 mai 2009
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La fièvre acheteuse n'est pas toujours une grave maladie. Mais elle peut nuire gravement au porte-monnaie. Voici sept trucs en or pour ne pas craquer.

Le porte-monnaie batave.

Ainsi nommé, parce que nos voisins hollandais, outre les coffee-shops et les tulipes, ont une spécialité bien cachée: ne sortir qu'avec quelques piécettes sur eux, juste de quoi prendre un café à la machine ou rapporter le pain. C'est ainsi qu'au bureau, quand on passe la petite enveloppe pour la retraite de madame Van Groen, ce ne sont que centimes cuivrés qui trébuchent.

Aucune tentation possible, pas de carte, pas de cash.

L'achat compulsif tombe de lui-même dès lors qu'il faut rentrer chez soi (à vélo de préférence, c'est très dissuasif, surtout en plat montant), récupérer la carte après avoir eu tout le temps de faire mentalement les additions et de se dire que, tous comptes faits, ça ne vaut sans doute pas le coup... ni le coût.
Neuf fois sur dix, ça marche du tonnerre. Et la dixième, la fièvre sera retombée.

Des courses virtuelles.

Internet offre de terribles tentations puisqu'il est possible de se promener devant toutes sortes de vitrines virtuelles, dans le monde entier. Pour dévaliser les boutiques, il n'est besoin que d'une souris et d'un numéro de carte internationale.
Qu'il s'agisse de pantoufles qui représentent Sigmund Freud qui tire la langue, quand on agite les doigts de pied, ou d'un sublime luminaire de salon en forme de lampe de bureau géante, sans parler de toutes les ventes privées, braderies, déstockages, appareils photo ou robes haute couture au meilleur prix, que d'économies en perspective!

Alors, pourquoi ne pas jouer l'économie jusqu'au bout? Cliquez, cliquez tant que vous voulez. Remplissez votre panier. Faites-vous plaisir, ne vous refusez rien. C'est shopping illimité, aujourd'hui. Et de la même manière que regarder trop de pâtisseries finit par donner la nausée, la satiété arrive.
Il suffit de quitter sans acheter, la fièvre est consumée et on s'en est mis jusque-là !

Pré-shopping sur catalogue.

La version papier existe (merci à Hélène de «Mon blog de fille» d'avoir soufflé ce truc de génie). Quand arrivent les catalogues de vente par correspondance, leurs belles pages glacées, brillantes de tout un tas de nouveautés à prix mimi, la razzia est tentante.

Comme Hélène la Sage, il suffit de corner ou de marquer chaque page qui recèle l'objet, le vêtement ou le linge de maison convoités. Cela peut déjà prendre entre deux et trois soirées, si on fait cela scrupuleusement, stylo en main, pour calculer le budget. Ensuite, comme il y a rarement urgence, il suffit de remiser le catalogue en attendant les offres spéciales (60 % sur votre article préféré), les chèques de réduction ou les soldes.
D'ici là, pas mal d'objets marqués n'auront plus le même attrait et les autres seront conquis à prix d'ami.

Faire soi-même.

Du temps de nos mères et de nos grands-mères, le prêt-à-porter n'étant pas très répandu, les dames avaient leur petite couturière. Quand elles ne cousaient pas elles-mêmes, telle la Bree de Desperate Housewives, achetant tissu et patrons, recopiant les tailleurs et les robes des vedettes vues au cinéma.

Aujourd'hui, les élégantes Africaines se font faire par des couturiers habiles et bon marché des copies de Saint-Laurent en wax ou autre tissu à boubou. Lesquels couturiers savent tout aussi bien tailler un costume pour l'hiver ou pour l'été dans un tweed ou un lin du marché Saint-Pierre. Si l'on veut jouer les luxueuses, il suffit de savoir jouer de l'aiguille ou de trouver une fée en la matière.

La même chose est applicable au mobilier: aller chiner dans les dépôts-ventes de province (30 % moins cher que dans la capitale), et un peu d'huile de coude. La récup est un art.

Le manque affectif.

Parfois, les achats ne visent qu'à combler un manque affectif, à faire effet de doudou, de pansement, de baume. Comme quand on était malades, étant enfants, et que papa ou maman nous offraient une peluche ou un jeu de construction pour nous consoler. Faire claquer la carte bleue, c'est mille fois plus efficace sur le moment que le Prozac.
Mais ça laisse le même goût amer que les crises de boulimie.

Donc, on remballe la carte et on se cherche plutôt un(e) fiancé(e), un(e) amant(e), un mari (une femme), un(e) coquin(e). Au dancing, à la cantine, à la salle de sport, à la station Vélib', en promenant le chien, en lisant les petites annonces... qu'importe la manière, pourvu qu'on ait l'affection!

Cartes d'infidélité.

Commencer par balancer (ou résilier) toutes les cartes de fidélité que les magasins fourguent à tout va et qui promettent des journées spéciales, des points qui font miroiter cadeaux ou réductions, des offres particulières. 

A partir de là, les refuser systématiquement. Ne garder que celle, à condition qu'elle ne serve pas de carte de paiement (sous prétexte d'assurance, quelques euros sont prélevés chaque mois), qui sert dans son supermarché habituel et qui permet vraiment de gagner quelques écus (et surtout de ne pas en perdre, lire toujours les petits caractères).

Cela évitera de céder aux sirènes des journées à 20 % pour les titulaires de la carte où l'on va acheter des effets dont on n'a pas forcément besoin.

La copine jalouse.

Ne jamais partir en expédition shopping sans la copine jalouse. Jalouse de votre physique de rêve, de votre vie de couple paradisiaque, de votre richesse de rentière, bardée de stock-options, enfin, qu'importe le motif, pourvu qu'elle soit une teigne.

Avec elle, on peut faire les boutiques les plus chic, les plus chères. Elle n'aura de cesse de vous pourrir le mental. Le canapé ne passera pas la porte, la robe vous fait de grosses fesses ou la poitrine creuse, le parfum vous confond avec une femme de mauvaise vie.

La version au masculin existe aussi. L'ordinateur sera démodé dans deux jours, le téléphone-mobile-organisateur personnel déforme la poche, le drap du costume est rêche, la nouvelle Ferrari est tarte...
Il faut toujours avoir un(e) mauvais(e) copain (ine) sous la main !