Les cannabis social clubs débarquent en France : qui sont-ils ?
Des associations de consommateurs de cannabis se développent en Espagne depuis le début des années 2000 et, depuis peu, en France. Leur nom ? Les Cannabis social clubs. Leur but ? Parvenir à une autoproduction contrôlée de la marijuana.
Alors que le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, propose de rouvrir le débat sur la dépénalisation du cannabis, la France voit émerger un tout nouveau type de militants anti-prohibitionnistes : les Cannabis social clubs. Mise au point sur un mouvement en plein essor.
CSC : késako ?
Un cannabis social club (CSC) est une association de consommateurs de marijuana qui cultivent eux-mêmes leurs plantations. Le but est de distribuer le fruit de ces récoltes personnelles uniquement aux membres du réseau afin de constituer une « autoproduction contrôlée » du cannabis. Parmi les arguments principaux des fondateurs pour justifier leur activité, les propriétés médicinales de la plante jamaïcaine arrivent en première position. Le chanvre serait, en effet, un bon remède contre l’anxiété, l’épilepsie, l’asthme ou encore les rhumatismes.
CSC : d'où viennent-ils ?
Créés de façon légale au début des années 2000 en Espagne, les CSC se sont développés petit à petit au fil des ans. Chaque membre doit débourser 10 euros pour intégrer un club, puis verser 120 euros par an. En échange, il peut acheter du cannabis reconnu pour sa qualité entre 6 et 7 euros le gramme. Une petite proportion de ces usagers a rejoint le mouvement pour des raisons médicales. Ils cherchent ainsi à soigner leurs maux par l’herbe, parfois sur conseils de leurs médecins qui n’ont pas l’autorisation de leur prescrire la drogue.
CSC : est-ce légal ?
La création d’une association au sein de laquelle il est possible de produire et de vendre du cannabis est autorisée en Espagne mais selon des critères bien précis. Les principaux point à respecter sont les suivants : se déclarer comme association à but non lucratif, ne retirer aucun profit financier des activités du club, organiser ses cultures personnelles uniquement entre les membres du réseau et réduire la vente de cannabis aux personnes déjà consommatrices du produit ou désireuses de s’en procurer pour des raisons de santé.
Le gouvernement régional basque devrait présenter dans le courant de l’année un projet de loi ayant pour but de réguler « la culture, la vente et la consommation » de marijuana.
CSC : que dit la loi européenne ?
Au niveau européen, la culture du cannabis est exclue depuis 2004 de la liste des infractions liées au trafic de drogue dès lors que « les auteurs s’y livrent exclusivement à des fins de consommation personnelle telle que définie par la législation nationale. » Considéré comme de l’autoproduction, la Commission de Bruxelles a en 2005 précisé que ces clubs se situaient en dehors des préoccupations de l’Union. Aux autorités nationales donc de décider du sort qu’elles souhaitent réserver à leurs clubs respectifs. Si les Pays-Bas s’interrogent sur l’interdiction pour les touristes d’accéder aux célèbres coffee-shops, la Belgique, elle, voit pousser de plus en plus de ces Cannabis social clubs, acceptés par les autorités qui considèrent comme légales la détention, la consommation et la production de cannabis à usage personnelle.
CSC : que dit la loi française ?
En France, la loi est beaucoup plus répréhensive. « Toute présentation sous un jour favorable » du hachich est formellement interdite, qu’il s’agisse de sa production, de sa vente, de sa détention ou de sa consommation. Illégaux au sein de l’hexagone, les CCS restent ainsi moins développés qu’en Espagne ou en Belgique. Les principes fondateurs sont cependant les mêmes : le produit est distribué gratuitement entre les membres à condition d’avoir régler les frais d’inscription et de production.
Le mouvement a vu le jour à Tours en 2010 où une soixantaine de consommateurs ont commencé à cultiver de l’herbe au sein d’une dizaine de CSC. La page Facebook officielle du Cannabis Social Club français – qui compte près de 3 000 likes – rappelle qu’une adhésion simple revient à 10 euros par an et à 30 euros « ou plus si affinités » pour devenir membre de l’association ou de la société. Près de 150 associations seraient en activité à l’heure actuelle en France.
VIDÉO - Voir le reportage d'Arte sur les Cannabis social clubs en Espagne
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en réalité, l'adhésion de 10 euros pour un particulier ou de 30 pour une association ne concerne que Les Amis du CSCF, association loi 1901, qui est une association de soutien au CSCF, pour prendre ne charge diverses actions pour lesquelles les membres du cscf ne sont pas forcément disponibles : recours juridique, organisation d'un salon chanvrier éco-technologique, etc les cac eux sont simplement composés de membres cooptés et ils ne déboursent que les frais engagés par la culture, qui sont partagés équitablement entre tous les bénéficiaires. par ailleurs , il est total hors charte de vendre quoi que ce soit de la récolte, tout devant être traçable depuis la graine .....
je tiens juste a rappeler que dans le cadre des assos espagnol, l'herbe est bien vendue, son prix représentant le cout d'une culture (le salaire du jardinier entrant bien évidement dans le cout de production), un exemple : si ; pour produire 1kg d'herbe , il a fallut engager des frais de 1500 euros, l'herbe sera vendu 1.5 euro dans le club ( +10euros d'inscription, +150 euros par ans , environ pour les frais de fonctionnement du club, qui n'a rien a voir avec le cout de fonctionnement de la production!). en realité, l'herbe est vendue sans aucun bénéfice pour l'assos , qui est but non lucratif ! cordialement
BJ,ET L'ADRESSE?????