masquer
Financement

Cinéma: le financement des films en France

Le 25/02/2011 à 15:13:20
Vues : 1111 fois JE REAGIS

Tous les ans, aux césars, la famille du cinéma célèbre la magie du 7e art. En oubliant que c’est une industrie sous perfusion de l’État et de la télévision…

A Hollywood, un producteur, c’est un type replet, en costard, avec un cigare et un gros carnet de chèques. En France, c’est un financier qui a un gros carnet d’adresses et sait frapper aux bonnes portes pour décrocher des subventions. La preuve: en 2009, 182 films français ont été tournés, pour un investissement total de 927 millions d’euros dont moins de 30% viennent des producteurs. Le reste émanant d’aides de l’État ou de collectivités locales et d’ investissements forcés des chaînes de télé. C’est ce qu’on appelle l’exception culturelle française… récompensée depuis 1976 par la cérémonie des Césars. Laquelle, l’an dernier, a drainé sa plus faible audience: 1, 7 million de téléspectateurs. Il faut dire qu’entre les artistes qui viennent y défendre leur profession qui, malgré les aides de l’État, serait sinistrée, et les blagues douteuses, on s’ennuie ferme. Sans oublier les récompenses qui n’en finissent pas. Le critique de cinéma Michel Ciment a bien résumé l’affaire: «Les Césars, cela devient comme le générique de fin d’un film: interminable! La majorité des lauréats passent leur temps à remercier leur maman! À ce stade, cela devient de l’incontinence.» Et si, à la place d’une cérémonie soporifique, on nous diffusait le meilleur film de l’année… que nous avons en partie financé?

Par Olivier Annichini

Réagir à cet article

Par anonyme | Me connecter




générer une nouvelle image