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Ecole

Ecoles de banlieues: les programmes qui alimentent l'ascenseur social.

Le 30/09/2008 à 16:53:22
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Salem Belgourch a intégré Sciences Po dans le cadre des conventions ZEP



«Mon premier contact avec Sciences Po s'est déroulé en Seconde dans mon lycée Guy Maupassant à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Des étudiants sont venus nous présenter l'école, le déroulement de la scolarité. Avant cela, pour moi, Sciences Pô ne représentaient rien, juste un nom et un numéro de téléphone dans les documents d'orientation. Dans mon lycée, on se disait tous que cette école n'était pas pour nous. A l'époque, mon ambition était d'atteindre la fac ou d'obtenir un BTS. En terminale, j'ai finalement tenté ma chance et réussi l'épreuve d'admissibilité organisée dans mon lycée. Pour pouvoir passer l'oral de Sciences Po, je devais décrocher mon bac sans rattrapage. Ce que j'ai fait. Ensuite, j'ai passé l'oral de Sciences Po devant un jury dont faisait partie Dominique Strauss-Kahn.
Franchement, je ne pensais pas réussir avant d'avoir vu mon nom sur la liste. Dans ma famille, personne n'a eu le bac. Mes deux parents parlent mal le Français. Imaginez ce que ça représente d'accéder à l'une des plus grandes écoles françaises.
Le premier mois de ma scolarité, j'ai évité de parler. Je me rendais compte du décalage entre le langage en vigueur à Sciences Po et celui de Colombes. J'ai beaucoup travaillé pour combler certaines lacunes, notamment en culture générale ou en méthodologie, en comparaison avec un fils d'énarque qui dispose d'un bagage culturel important.»

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