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Enquête

Etudiants, les rois de la triche

Le 31/08/2009 à 00:00:00
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La nouvelle triche est arrivée. Dans les grandes écoles et les universités, les étudiants sont passés maîtres dans l'art du copier-coller sur internet. Les enseignants contre-attaquent en dépêchant leurs cybermouchards.

L'enseignement supérieur est-il devenu un haut lieu de la gruge ? A en croire certains professeurs, les étudiants sont passés maîtres dans l'art du copier coller sur l'Internet. Une fiche de pays à rendre en Commerce international ? Un exposé sur les jardins ouvriers en Histoire ? Un topo sur l'héritage de Keynes en Sciences Economiques ? Pour beaucoup d'étudiants, le réflexe est souvent le même : un petit détour par le net. C'est la source de documentation la plus utilisée (97, 6%) et la porte ouverte au plagiat...

Plagiat en bonne et due forme

Selon une étude récente menée auprès 975 étudiants et 191 enseignants de l'enseignement supérieur, près de 77 % des élèves français ont recours au copier coller pour élaborer leurs travaux. Pire, les ¾ d'entre eux contiendrait au moins un passage copié à l'identique sur la toile. « Auparavant, les étudiants puisaient leurs références dans les livres. Ce qui impliquait tout de même de lire les ouvrages », explique un professeur des Universités. « Avec le développement de l'Internet, ils se contentent de reprendre des passages entiers à partir d'une seule source », confirme Eric Weiss, chef du département techniques de commercialisation à l'IUT d'Annecy. Et les étudiants ne s'embarrassent plus à citer leurs sources. Du plagiat en bonne et due forme. « Le copier coller sur Internet pour alimenter les travaux des étudiants est devenu un phénomène très important », poursuit Eric Weiss. Une technique facile et sans limites. « Quand on recopiait des passages entiers d'un livre, on était limité physiquement. Avec le copier coller, cette contrainte a disparu », regrette un enseignant dans une école de commerce. Personne n'est à l'abri du phénomène. D'Oxford à la Sorbonne en passant par les grandes écoles, la culture du plagiat n'épargne personne.

Par La rédaction

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