Google : menace sur nos vie privées ?
Google change ses conditions générales d'utilisation pour plus de simplicité. Mais aussi pour plus de contrôle. Et plus de publicités à destination des internautes. Doit-on vraiment se réjouir ?
Big Brother is watching you. George Orwell auteur du roman 1984 aurait sans doute adoré et vu les risques et limites de la nouvelle politique de protection et utilisation des données personnelles des internautes selon Google. Rappelons en préambule que Google n’est pas « que » Google. Le site vidéo de partage YouTube ou de photos Picasa sont ainsi la propriété du géant de l’internet qui décline d’autres service aussi de façon plus claire sous sa marque avec les Google news, Google Agendas, Google Earth, Google Map, Google Talk, Gmail, etc. Sans oublier que le système Android de bien des smartphones a lui aussi été élaboré par la firme créée par Larry Page et Sergey Brin.
Google is watching you
L’annonce faite par Google consiste donc à simplifier, en les rendant uniques, les fameuses CGU ou pour le néophytes, Conditions générales d’utilisation. Comprenez ces pages de textes rédigées dans un jargon généralement incompréhensible dont la mise en page généralement perversement peu glamour nous invite très souvent à scroller directement vers le bouton « j’accepte » sans avoir lu un traître mot de toutes ces clauses. Une annonce faite par le biais d’une petite vidéo amusante histoire de faire passer la pilule avec le sourire. Mon médecin aime aussi donnée des bonbons à mes enfants au moment des vaccins…
Chaque site et service de la galaxie Google avait jusqu’ici ses propres spécificités et CGU, le moteur de recherche propose désormais une seule et unique inscription à ses services afin que vos données puissent indifféremment être utilisées par toutes les services de la marque. Une plus grande facilité d’utilisation puisque toutes ces conditions seront regroupées sur une page unique. On pourrait presque croire que tout cela est formidable. Le mot « presque » de la phrase précédente est bien évidemment essentiel.
Interconnexion totale des données
La CNIL, Commission nationale informatique et liberté, aurait ainsi en France donné son accord après avoir été consultée. Et Peter Fleischer responsable confidentialité chez Google de déclarer « « La simplification de nos politiques pour plus de lisibilité nous semble aller dans le sens de ce que préconisent les différentes autorités ». Grâce à cette simplification, Google garantit pour les internautes une expérience de navigation « plus simple et plus intuitive ». Pourtant, on peut se poser des questions sur l’utilisation qui pourrait être faite de cette interconnexion massive des données personnelles puisque ces informations pourront être combinées entre elles. Ceci pour de meilleurs services mais aussi très certainement afin de mieux cerner les attentes des internautes et savoir quand et comment délivrer les meilleurs messages publicitaires. On le déclare d’ailleurs sans ambages chez Google dont la vocation, avant de nous faire plaisir, reste de conserver un bon chiffres d’affaires : le but est aussi de « fournir des publicités plus pertinentes ».
Google : flicage total ou service optimal ?
On peut ainsi imaginer certains scénarios qui ne seraient pas forcément de la fiction. Google pourrait ainsi voir votre souhait d’aller au cinéma sur votre Google Agenda, vous localiser grâce à votre GPS Android pour ensuite vous proposer, ainsi qu’aux personnes éventuellement liées à votre agenda, les cinémas les plus proches ainsi que leur programmation. Tout cela sans que vous fassiez quoi que ce soit pour ensuite vous proposer des Blu-ray, des informations sur les billeteries en ligne, etc.
Car Google, via ces nouvelles CGU s’autorise à utiliser les « données que nous collectons lors de votre utilisation de nos services ». Ce qui inclus évidemment vos habitudes de navigations et même éventuellement vos achats en ligne. Les utilisateurs de gmail le constatent parfois déjà : les publicités qui apparaissent sur la page de la messagerie sont souvent liées aux contenus de mails envoyés qui relèvent pourtant de la correspondance privée… Et s’autorise aussi a collecter des données sur votre smartphone afin, in fine, d’optimiser les informations collectées et donc fournies en retour. Google pourrait donc savoir qui vous appelle, quand, à quelle fréquence… Un flicage plutôt simple mais terriblement efficace qui fait potentiellement froid dans le dos.
On se dit que pour une fois, on lira peut-être attentivement ces CGU avant de s’engager. Même si, on le découvre aussi, Google s’autorise à récupérer toutes vos informations même si vous décidez de ferme votre compte… Sans doute histoire de ne pas gâcher une si belle relation, visiblement basée sur la confiance et la transparence.
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Pourquoi laisser cette bataille rangée autour de l'identité sur le net (utilisation compte facebook, twitter, g+, au autre pour se loguer sur quasi tous les sites ou services), à deux ou trois monstres, sous couvert de fonctions "sociales" et prônant en plus le nom anonymat et/ou vente de données personnelles), alors que cela n'a absolument rien d'une fatalité ? : Et que quasiment tout est là ? Et qu’en plus rappelons le, absolument AUCUN besoin d’un identifiant unique par “internaute/utilisateur” pour que “les choses fonctionnent sans friction”