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Politique

Groupes parlementaires, commissions... comment fonctionne l'Assemblée nationale ?

Le 19/06/2012 à 16:27:05
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L’enjeu des Législatives pour les petits partis politiques était non seulement d’avoir des députés élus mais aussi d’être suffisamment nombreux pour pouvoir former un groupe parlementaire, précieux sésame pour un mandat efficace de députés. Pari réussi pour le Front de Gauche et pour Europe Ecologie–Les Verts, ils seront autonomes à l’Assemblée nationale.

La XIV législature de l’Assemblée nationale devrait connaître une inflation des groupes parlementaires. La dernière législature comptait quatre groupes : le Parti socialiste, l’Union pour un mouvement populaire, la gauche démocrate et républicaine et le Nouveau centre.

Le Parti socialiste, l’UMP, le centre, traditionnels groupes parlementaires

Avec la majorité absolue, le Parti socialiste n’aura aucune difficulté pour monter son groupe parlementaire. Il en sera de même pour l’UMP qui formera le groupe le plus important d’opposition. Le suspens est plutôt de savoir qui dirigera chacun de ses groupes à l’Assemblée nationale.

Pour le centre tout n’est pas si simple. Pour cette assemblée, il pourrait réunir les députés du Parti radical valoisien, centristes de l’UMP et élus du Nouveau centre. Jean-Louis Borloo devrait donc présider un groupe centriste à l’Assemblée nationale.

EELV, le PRG et le Front de gauche, en lice pour avoir un groupe ?

Pour Europe Ecologie–Les Verts, le Parti radical de gauche ou le Front de gauche, l’enjeu des élections était bel et bien de pouvoir monter un groupe. Un souhait désormais devenu réalité.

Le Front de gauche a mis en place un plan B pour obtenir les 15 députés nécessaires. Les dix députés du Front de gauche vont monter un groupe avec des élus « progressistes » d’outre-mer.

Les écologistes dépassent les 15 députés et vont pouvoir monter un deuxième groupe parlementaire autonome (ils en ont déjà un au Sénat). Ce sera la première fois que les Verts auront leur propre groupe. Ils peuvent remercier le Parti socialiste et le pacte électoral qu’ils avaient conclu.

Le doute subsiste pour le Parti radical de gauche. Jean-Michel Baylet, président du PRG, estimait qu’au vu des résultats il était logique que les radicaux de gauche aient un groupe autonome à l’Assemblée nationale. Cependant avec 13 députés, ils ne sont pas encore assez nombreux. Il ne faut pas désespérer, ils pourront toujours être rejoints par des députés divers gauche ou des dissidents socialistes.

Par Anne-Ségolène Brun

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