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Santé

L'évolution des moeurs en matière d'alimentation

Le 30/10/2010 à 18:34:53
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Dans nos sociétés, se nourrir pour survivre n'est plus un problème. Désormais la préoccupation est la santé, et la nourriture que nous consommons l'impacte directement...

Au pays de la bonne chère, passer à table est devenu un casse-tête. Entre les pommes de terre qui font grossir, la viande rouge à consommer avec parcimonie et les produits laitiers dont on ne sait plus quoi penser, c'est la cacophonie.

Une alimentation qui soigne

Les soigner. « Nous traversons une époque qui médicalise l’alimentation, c’est un mouvement très fort qui s’est installé en France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après avoir été délaissé pendant toute la Renaissance au profit de la gastronomie », explique Jean-Pierre Corbeau, sociologue de l’alimentation.
Après-guerre en effet, la mortalité a changé de causes. La banalisation des antibiotiques a circonscrit les maladies infectieuses comme la tuberculose qui ont fait place aux maladies cardiovasculaires, aux cancers et à l’ obésité. Des maladies sur lesquelles l’alimentation joue un rôle certain.

Des certitudes qui vont, qui viennent

Reste qu’en matière de nutrition, les certitudes vont, viennent et évoluent. Il ne viendrait plus à l’idée de personne de conseiller aux femmes enceintes de boire de la bière, comme au début du XXe siècle, pour améliorer la qualité de leur lait! Le défi du XXIe siècle est d’augmenter notre connaissance de l’alimentation, notamment anti-cancer. Faudra-t-il consulter, pour cuisiner, un ouvrage scientifique comme on se fie à nos livres de recettes? Pas sûr, car bien manger, c’est aussi suivre notre patrimoine culturel et familial. Un héritage qui fait que nous ne mangeons pas la même chose à Paris et à Pékin!

Par Agnès Cerbelaud, Benjamin Cherrière, Alexandra da Rocha

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