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Cinéma: Hollywood adore les histoires de vrais gens

Le 30/09/2008 à 16:53:22
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Cinéma: Hollywood adore les histoires de vrais gens (suite)

  1. Huit scénarios pour Les Survivants

    En 1972, un avion s’écrase au cœur des Andes, à 3500 mètres d'altitude, la plupart des 44 occupants survivent miraculeusement. Pour survivre, les rescapés décident de se nourrir de la chair de leurs compagnons décédés, Le récit des survivants de leurs 70 jours passés dans des conditions effroyables bouleverse le monde entier et passionne Hollywood. L’histoire inspira pas moins de huit scénarios. Ridley Scott (Alien, Gladiator, Thelma et Louise, etc.) fut à deux doigts de le réaliser.
    C’est finalement la Paramount et Disney qui s'associent pour produire Les Survivants.

  2. Dr Romand ou l’engrenage du mensonge

    En 2002, Nicole Garcia adapte dans L'Adversaire tiré du récit d'Emmanuel Carrère : il raconte l'incroyable imposture de Jean-Claude Romand.
    Pendant dix-huit ans, cet homme se fait passer pour un médecin, chercheur à l'organisation mondiale de la santé (OMS). Mais Romand n'a jamais dépassé le stade de la deuxième année de médecine. En 1976, il échoue pour quelques points à l'examen de passage en deuxième année, mais fait mine d avoir réussi. L'engrenage du mensonge est enclenché. Chaque année, entre 1975 et 1986, il assure ses arrières en se réinscrivant douze fois à la faculté de médecine sans jamais passer les examens.
    Sa double vie n'est qu'une suite interminable de mensonges. Il passe ses journées sur des aires d'autoroutes, tue le temps en avalant les kilomètres de bitume au volant de sa berline.
    En 1993, il tue sa femme et ses deux enfants, puis ses parents et son chien. Romand s’explique : « Parfois, on peut dire un mensonge pour faire plaisir, pour voir la joie dans les yeux de l'autre. C'est ce mensonge qui est à l'origine des cinq morts ». En juillet 1996, Jean-Claude Romand est condamné à perpétuité.

  3. Un Mesrine très convoité…

    Jean-Paul Belmondo
    est le premier à s’intéresser à « L’instinct de mort ». Le 28 Mars 1977, trois semaines après sa sortie de son livre, Jacques Mesrine lui cède ses droits pour 500 000 francs.
    Le scénario, confié à Patrick Modiano et Michel Audiard, est présenté à Mesrine, alors emprisonné à la Santé.
    Sa réaction : «em>Ne mettez pas le mot fin, ce n’est pas fini !». Il s’évade quelques jours plus tard…
    Plusieurs metteurs en scène sont sollicités, dont Georges Lautner, Yves Boisset, Costa-Gavras, Alain Corneau. Mais tous refusent. Seul Jean-Luc Godard se déclare partant, mais, cette fois-ci, c’est Belmondo qui bloque. Les points de vue du réalisateur et de l’actreur diffèrent, le projet tombe à l’eau.
    En 1983 André Génovès réalise un Mesrine avec Nicolas Silberg. Sans Belmondo.
    Il faut attendre 2002 pour que Thomas Langman reprenne le projet à son tour, il achète les droits des deux livres,em> L’Instinct de mort etem> Coupable d’être innocent , pour 350 000 €. On connaît la suite : c’est Vincent Cassel qui est choisi pour incarner Mesrine. Six ans plus tard c’est dans la boîte.

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