Alerte à la légionellose en Essonne : évitez les douches !

Un taux important de légionelles a été détecté dans le réseau d'eau chaude d'une partie de la copropriété de Grigny 2, dans l'Essonne. Ces bactéries sont à l'origine de la légionellose, une maladie respiratoire qui peut se traduire par une infection pulmonaire.

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Si les personnes concernées doivent éviter de prendre des douches, elles peuvent, en revanche, prendre des bains ou faire leur toilette à l'aide d'un gant. - crédit photo : Mark Sayer ©ShutterStock

Alerte en Essonne. Une concentration anormalement élevée en légionelles a été observée dans le réseau d’eau chaude d’une partie de Grigny 2, une importante copropriété, a déclaré à l’AFP la municipalité. Les autorités recommandent aux habitants de ne pas prendre de douche en attendant les résultats des nouveaux prélèvements, réalisés la semaine dernière.

Douche déconseillée mais bain possible

Très dégradée, la copropriété en question est le deuxième plus grande d’Europe. Environ 2 000 personnes sont concernées. Si elles doivent éviter de prendre des douches, elles peuvent, en revanche, prendre des bains ou faire leur toilette à l’aide d’un gant, précise la mairie et l’Autorité régionale de santé (ARS). Par ailleurs, l’eau reste potable.

Les légionelles se développent dans les installations détériorées

Les légionelles sont des bactéries pouvant entraîner le développement de la légionellose, une maladie respiratoire « transmise par inhalation de micro-gouttelettes d’eau contaminée diffusées en aérosols », indique sur son site le ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Les premiers symptômes sont proches de ceux de la grippe (fièvre, toux sèche). Ils peuvent être suivis d’une augmentation de la fièvre (jusqu’à 39,5°C), de douleurs abdominales, de sensations de malaise ainsi que de troubles psychiques (confusions, voire hallucinations). Dans les situations les plus graves, la personne contaminée peut développer la maladie dite « du légionnaire », une grave infection pulmonaire pouvant entraîner un décès dans 10 % des cas.

Les bactéries sont naturellement présentes dans l’eau douce. Elles se développent, entre autres, dans les installations vétustes, ajoute le ministère.

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Damien Rigat