Algue toxique : attention aux coquillages sur la plage

La préfecture de Seine-Maritime annonce l’interdiction du ramassage de certains coquillages sur son littoral. Ces coquillages ont été contaminés par des algues toxiques et pourraient provoquer des intoxications alimentaires.

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La population doit donc être attentive et « observer strictement cette interdiction ». ©ShutterStock

En vacances, la tentation est grande de ramasser des coquillages et autres trésors du bord de mer et les garder en souvenirs. Mais attention au danger ! À cause d’une contamination dues à des algues toxiques, la préfecture de Seine-Maritime informe la population d’une interdiction du ramassage de certains coquillages. Ces coquillages ont été contaminés par des algues toxiques et pourraient provoquer des intoxications alimentaires.

« La consommation humaine, le ramassage, la pêche, le transport et la commercialisation des coquillages filtreurs (moules, bigorneaux, huitres, palourdes, etc.) sont interdits » dans le secteur du littoral de Seine-Maritime, entre le cap d’Antifer et la Butte du Catelier. 100 Km de côtes sont concernées par cette interdiction.

Algue toxique : quels risques ?

En cause la présence d’une algue microscopique appelée dinophysis qui produit une toxine, l’acide okadaïque, responsable d’intoxication alimentaire. L’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer informe également que cette toxine est peu sensible à l’action de la chaleur et ne peut donc être détruite par les traitements thermiques (cuisson) dans les préparations culinaires. Cette algue apparait généralement dans les côtières de la Manche en été, il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau.

La population doit donc être attentive et « observer strictement cette interdiction ». Les symptômes les plus fréquents suite à l’ingestion de cette algue toxique sont des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales qui surviennent généralement dans un délai de 30 minutes à quelques heures après la consommation des coquillages porteurs de cette toxine.

Laurie Ferrère