Allaitement, biberon : les bébés, en manque de vitamine D ?

Allaitement ou biberon, au fond, peu importe. Les médecins s'accordent au moins sur un point : les bébés ont besoin de plus de vitamine D pour être en pleine forme, et ce, quelle que soit la façon dont ils sont nourris.

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Les mères qui allaitent devraient consommer chaque jour entre 5 000 et 6 000 UI (unités internationales) de vitamine D. ©ShutterStock

Au cours de la première année d’existence, la vitamine D permet de limiter le risque immédiat d’infection et, sur le long terme, le développement de maladies auto-immunes comme le diabète de type 1. Est-il préférable d’allaiter son bébé ou de lui donner le biberon ? Là n’est pas la question. Le lait de la majorité des femmes donnant le sein contient très de peu de vitamine D et il n’y a pas assez d’additifs dans les bouillies artificielles, indique le Docteur Robert Heaney, spécialiste de la nutrition et professeur à l’université Creighton dans le Nebraska.

Vitamine D : les autorités sanitaires recommandent 400 unités par jour

Le Dr Heaney se base sur une étude parue l’année dernière dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. Les auteurs de ces travaux montrent combien la vitamine D est déterminante au niveau du métabolisme et du fonctionnement hormonal. L’American Academy of Pediatrics (AAP) et l’Institute of Medicine (IOM) recommandent 400 UI (unités internationales) par jour, administrées sous forme de gouttes.

En ce qui concerne les femmes qui allaitent, le lait contient suffisamment de vitamine D pour l’enfant lorsque la mère consomme quotidiennement entre 5 000 et 6 000 UI de cette vitamine. Notons qu’en période estivale, le soleil de mi-journée peut permettre à l’organisme de produire 10 000 UI grâce à une seule exposition totale du corps d’environ quinze minutes. Côté aliments, il est conseillé de privilégier, entre autres, le poisson (saumon, sardine…), le lait et les œufs.

Vitamine D : vive l’huile de foie de morue !

Selon le Dr Heaney, les nombreux cas de rachitisme (maladie de la croissance et de l’ossification chez le nourrisson) observés en Europe, en Amérique du Nord et en Asie il y a un siècle seraient liés à un déficit en vitamine D. Le mal aurait peu à peu été éradiqué grâce à l’ajout de compléments de vitamine D dans le lait en bouteille dans les années 30 et à la consommation d’huile de foie de morue.

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Damien Rigat