Allocations familiales divisées par deux : qui serait concerné ?

Le député Gérard Bapt propose de diviser par deux le montant des allocations familiales pour les familles les plus riches. Le point sur le montant actuel de ces aides.

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Le montant des allocations familiales, bientôt divisées par deux ? ©ThinkStock

Diviser par deux le montant des allocations familiales des ménages aisés. Voici ce que suggère Gérard Bapt (PS), le rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée, dans un entretien aux Echos, ce mardi 19 mars, pour renflouer les caisses de l’Etat. En clair, quelles aides seraient supprimées ou réduites ? Et qui y perdrait quoi ?

Allocations familiales : ce que propose Gérard Bapt

• Fixer le plafond de revenus pour toucher les allocations familiales au niveau de celui de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant. Soit 52 978 € par an pour un couple avec deux enfant (plus 8 357 € par enfant supplémentaire).

• Supprimer le complément mode de garde, qui prend en charge la garde d’enfants à domicile ou chez une assistante maternelle, pour les ménages qui dépassent ces plafonds de ressources. « Les allocations familiales ne seraient pas supprimées, elles seraient seulement réduites. On ne remet pas en question le principe d’universalité », a-t-il tenu à préciser. Ces mesures, si elles passent, permettraient d’économiser trois milliards d’euros.

Allocations familiales : aujourd’hui, qui a droit à quoi ?

L’allocation familiale simple. Aujourd’hui, l’allocation familiale « simple » est versée aux familles, sans conditions de revenus, à partir du deuxième enfant (du premier dans les départements et régions d’outre-mer). Son montant s’élève à 127 euros par mois pour deux enfants à charge, et à 391 euros par mois pour trois. S’ajoutent deux majorations : plus 35 euros pour les enfants de plus de 11 ans et plus 64 euros pour les plus de 16 ans.

Le Complément du libre choix de mode de garde. Il permet aux parents qui exercent une activité professionnelle de financer une partie du mode de garde (nounou, crèche…) de leur enfant et ce, jusqu’à l’âge de 6 ans. Son montant varie selon les ressources : de 172 euros par mois (pour les revenus annuels supérieurs à 46 000 euros) à 455 euros (pour les revenus inférieurs à 20 700 euros).

Thomas Levy