Areva victime d’une fraude à 2,5 milliards d’euros

L’affaire est révélée par Le Parisien de ce 13 janvier : Areva, spécialiste français du nucléaire aurait-il été victime d’une fraude en payant 2,5 milliards d’euros une société fantôme ou presque. Alors que l’Etat est actionnaire majoritaire d’Areva, on se dit que cela sera au contribuable et donc à nous, de payer l’addition.

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Areva victime d’une fraude à 2,5 milliards d’euros ©Sipa

Le sujet n’en serait sans doute pas un si Areva était une société privée. Mais alors que l’Etat est l’actionnaire majoritaire de cette société fleuron de l’industrie française spécialisée dans le nucléaire, on ne peut que suivre avec intérêt les déboires de celle-ci, surtout lorsque ceux-ci impliquent des pertes de plus de 2,5 milliards d’euros. L’Etat, c’est avant tout le contribuable et donc nous ne l’oublions pas. Cette affaire d’escroquerie révélée par Le Parisien dans son édition du 13 janvier est donc primordiale alors que les finances de l’Etat sont au plus mal et qu’on demande à ces mêmes contribuables de bien vouloir faire des efforts sur d’autres fronts (pas d’augmentation du taux du livret A, hausse la TVA, etc.).

 

Dans les années 2006-2007 le groupe Areva s’intéresse à la société minière Uramin qui possède des permis miniers dans différents coins du globe afin, soi-disant, de produire de l’uranium. C’est donc naturellement que le groupe français s’est intéressé à la société minière pour finalement au final débourser toujours selon nos confrères qui livrent le détail de cette incroyable histoire quelques 2,5 milliards d’euros. Une somme colossale pour rien puisque ces fameuses mines d’uranium n’ont encore produit aucun minerai et qu’elles n’en produiront sans doute jamais. Cette affaire qui dans le domaine privé donnerait sans doute lieu à quelques licenciements dans les hautes sphères de l’entreprise pose en tout cas la question de la responsabilité de l’Etat dans la gestion de ses entreprises. Surtout lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi sensible que celui du nucléaire et surtout lorsque les sommes engagées sont à ce point colossales…

La Rédaction