Attaque chimique : l’Armée va fournir des antidotes aux hôpitaux

Redoutant une attaque terroriste chimique, le gouvernement a autorisé l’Armée Française à approvisionner les services médicaux d’urgence de l’antidote contre les intoxications aux gaz toxiques.

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Attaque chimique : l’Armée va fournir des antidotes aux hôpitaux ©ShutterStock

Suite aux attentats de Paris vendredi 13 novembre, le gouvernement a décidé d’employer les grands moyens en vue de la Conférence mondiale sur le climat (COP21) qui se tiendra fin novembre. Les autorités craignent une nouvelle attaque terroriste et n’excluent pas une attaque aux gaz toxiques. Un décret a donc été publié au Journal Officiel du 15 novembre pour fournir des antidotes aux services médicaux d’urgence.

Cet antidote est du sulfate d’atropine, « un médicament qui se présente sous la forme d’une solution de 40mg/20mL PCA et qui agit spécifiquement contre les intoxications aiguës aux insecticides organo-phosphorés mais aussi aux neurotoxiques de guerre qui en sont dérivés (gaz Sarin, Tabun, Soman ou Vx) », précise Pourquoi Docteur?.

Des délais trop courts avant la COP21

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a donné son feu vert pour la production et la commercialisation du sulfate d’atropine en solutions injectables. Toutefois, à quelques jours de la COP21 qui se tiendra le 30 novembre prochain, il semble difficile pour les laboratoires pharmaceutiques de fournir à temps le nombre d’antidotes nécessaires. Un problème majeur car le sulfate d’atropine est la seule solution efficace pour la prise en charge des personnes exposées à des risques neurotoxiques.

L’Armée en renfort

L’Armée Française viendra donc en renfort grâce à son stock suffisant d’antidotes. En effet, la Pharmacie centrale des armées est la seule à produire cette solution. Le service de santé des armées sera donc autorisé, à titre exceptionnel, à fournir l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) en sulfate d’atropine, qui sera ensuite remis aux services médicaux d’urgence.

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Justine Dupuy