Autolib’ : un premier mois décevant

Lancée le 5 décembre dernier à Paris, l’Autolib’, système de location de voitures électriques, subit de nombreuses critiques. Vandalisées et en nombre trop réduit par rapport à la demande, les véhicules produits par Bolloré n’ont cependant rien perdu de leurs avantages originels.

0
2792
Autolib’ : un premier mois décevant

Un mois après son lancement à Paris et dans 45 communes alentours, le bilan de l’Autolib’ est plutôt mitigé. Pas assez de véhicules disponibles, des voitures défaillantes dont la durée de réparation est très longue, problèmes de réservations… Les critiques ne manquent pas à l’encontre de la petite voiture électrique produite par Bolloré, fonctionnant sur le même système de location que le Vélib’. A sa décharge, on peut évoquer la jeunesse de ce dispositif qui devrait largement s’améliorer dans les prochains mois. Le nombre de véhicules en circulation, 300 actuellement, va augmenter un peu plus chaque mois et devrait dépasser 1500 en avril afin de satisfaire les abonnés qui seront eux aussi de plus en plus nombreux (7 200 actuellement). Les actes de vandalisme sont une raison importante du manque de voitures en circulation. 50 sont actuellement en réparation, pour diverses raisons, au centre opérationnel des Autolib’ à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine, aux frais du constructeur.

Ces défaillances ne doivent pas faire oublier les avantage de l’Autolib’ : écologique bien sûr, non bruyante et moins chère qu’un service de location de voitures classique, 144 euros pour un abonnement à l’année. Encore faut-il (pouvoir) l’utiliser régulièrement.

AG