Autoroutes urbaines limitées à 90 Km/h

Le maire de Valence demande au ministère de l’Écologie d’abaisser la vitesse à 90 Km/ sur les portions d’autoroutes urbaines, afin de limiter la population. La ministre, Ségolène Royal répond favorablement.

0
1268
Pour le maire de Valence, « il est urgent d’engager des mesures significatives pour préserver la santé des populations. ©ShutterStock

Valence, commune de la Drôme, et ses 62 000 habitants, a son centre-ville situé à moins de 300 m de l’Autoroute A7, l’un des axes routiers les plus fréquentés d’Europe avec le passage de 70 000 véhicules par jour. Pour le maire, Nicolas Darangon (LR), il est primordial de limiter la vitesse sur les tronçons d’autoroutes urbaines, pour mieux lutter contre la pollution.

Les élus locaux responsables

C’est en ce sens, que l’homme fait une demande au ministère de l’Écologie, le 17 juillet dernier, pour demander à abaisser la vitesse, limitée actuellement à 110 Km/h, à 90 Km/h. Une initiative, avec laquelle la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, se dit favorable. « Cette initiative montre que les élus locaux sont conscients des enjeux et prêts à prendre leurs responsabilités pour lutter contre la pollution » explique la ministre.

Pour le maire de Valence, « il est urgent d’engager des mesures significatives pour préserver la santé des populations touchées par ces portions urbaines d’autoroutes ». D’autant que Nicolas Darangon, n’est pas le seul à vouloir réduire la vitesse dans sa ville. Éric Fournier (UDI) maire de Chamonix, en Haute-Savoie, désire également que la vitesse soit abaissée sur la portion de route au pied du Mont Blanc.

Les automobilistes refusent l’initiative

Si cette initiative fait le bonheur des écologistes, ce n’est pas le cas des automobilistes et des associations, qui s’insurgent contre une nouvelle restriction justifiée, non pas par le souci de sécurité, mais de celui de l’écologie. « Et pourquoi pas demain 30 km/h sur autoroute », s’indigne Christine Bayard, secrétaire générale de la Ligue de Défense des conducteurs.

Ségolène Royal de son côté a fait savoir que plusieurs mesures seront annoncées à la rentrée afin de lutter contre la pollution de l’air, alors qu’un récent rapport pointait le coût de la pollution, estimait à 100 milliards d’euros par an.

Lire aussi : Climat : le sommet des consciences, c’est quoi ?
Lire aussi : L’air du métro est-il dangereux pour la santé ?

Laurie Ferrère