Autour d’Amsterdam-Schiphol, les oies seront gazées

Le gouvernement néerlandais a annoncé qu’il souhaitait réduire le nombre d’oies vivant autour de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol. Ces dernières gênent de plus en plus le trafic aérien.

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Depuis 2005, le nombre d’oies autour de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol n’a cessé de s’accroître. Un réel problème pour le trafic aérien, puisque les collisions entre les avions et les oiseaux a fortement augmenté ces dernières années, forçant parfois les pilotes à atterrir d’urgence.

Une prolifération impressionnante

Quelques 50 000 oies vivent dans les dix kilomètres environnants, soit quatorze fois plus qu’en 2005. L’ « endroit est particulièrement attrayant pour [elles], avec beaucoup d’eau partout », explique à l’AGFP une porte-parole du ministère, Karin Van Rooijen. Les Pays-Bas sont en effet un endroit propice au développement de cette espèce, qui recherche des terrains plats, avec beaucoup d’eau pour faire leurs nids.

Des solutions radicales

Pour freiner leur prolifération, le gouvernement a trouvé une solution pour le moins radicale. Le ministère de l’Environnement néerlandais a passé un « pacte » avec les agriculteurs du coin et les associations de défense des animaux, qui a apporté quatre solutions au problème.

Les Pays-Bas n’ont pour le moment établi aucun objectif chiffré, mais « pour réduire la population d’oies autour de l’aéroport, une des nouvelles mesures qui sera mise en place sera le gazage des oies à l’aide d’un certain type de CO2 », a déclaré Karin van Rooijen.Dans. En plus de cela, dans un périmètre de 10 kilomètres autour de l’aéroport, les autorités vont procéder à une « chasse à l’œuf » afin d’en détruire une bonne partie. De leur côté, les agriculteurs vont veiller à bien labourer leurs champs après les récoltes, afin d’enfouir les graines qui pourraient servir de nourriture aux oiseaux. Enfin, des radars seront placés afin de détecter la présence d’oies susceptibles de gêner le décollage et l’atterrissage des avions.

Mathilde Bourge