Bill Gates veut réfléchir les rayons du soleil

Difficile à croire avec un début de printemps si “frisquet”, mais la Terre connaît bien un réchauffement climatique inquiétant. Pour refroidir la planète, le milliardaire Bill Gates va financer un projet de réflexion de la lumière solaire.

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La géo-ingénierie climatique pourrait endommager davantage la couche d'ozone ©ThinkStock

 Après le préservatif du futur, Bill Gates veut s’attaquer à la couche d’ozone. Pour protéger la planète du réchauffement climatique, le créateur de Microsoft a financé un projet de géo-ingénierie climatique qui devrait débuter dans quelques mois.

Un ballon sera installé à 25 000 mètres au-dessus du sol, à Fort Sumner au Nouveau-Mexique (Etats-Unis). Il injectera dans la haute sphère des particules sulfurées (contenant du soufre) qui rejetteront les photons du Soleil vers l’espace.

La fausse bonne idée de Bill Gates

Selon des spécialistes, c’est une très mauvaise idée. Des climatologues britanniques dirigés par Jim Haywood ont déclaré dans Nature Climate Change que les actions régionales peuvent être dangereuses à l’échelle globale. Des études ont montré que les grandes sécheresses du Sahel des années 70 ont pu être provoquées par des éruptions volcaniques ayant eu lieu dans d’autres régions du monde. Les aérosols qui seraient envoyés dans l’atmosphère dans le cadre de ce projet, sont similaires à ceux émis par les volcans, et pourraient donc avoir des conséquences désastreuses sur le climat d’autres régions. Ce qu’il faut, c’est une action commune. Sans cela, il vaut mieux s’abstenir pour le moment, arguent certains scientifiques.

Un projet contre le réchauffement climatique potentiellement dangereux

L’autre danger de ces particules concerne la santé et l’environnement. Ces produits lâchés dans l’atmosphère pourraient être toxiques pour l’être humain, les animaux, et même polluer les rivières. Cela privera également l’homme d’une exposition directe aux rayons du soleil, source de vitamine D. Pat Mooney, directeur de l’ETC Group (groupe canadien de défense de l’environnement), affirme que cela pourrait même endommager davantage la couche d’ozone.

Charlotte Loisy