A une journaliste allemande qui lui rapportait le commentaire de Nicolas Sarkozy tenu à Strasbourg après que le statu quo sur les taux avait été annoncé : "ça prouve quand même qu'à force de parler et de porter des débats, ça fait progresser un petit peu les choses". Le gouverneur de la BCE lors de la conférence de presse a martelé : "Nous sommes in-dé- pen-dants. Ceux qui se réclament comme ayant une influence sur notre décision sont hors du traité de Maastricht article 108. S'ils ont une influence, a-t-il conclu, c'est dans la direction inverse". En définitive, Jean-Claude Trichet a voulu défier publiquement le chef de l'Etat. Osé non ?