"La France est en faillite", déclare François Fillon en Corse.

Deux jours plus tard, Jean-Claude Trichet, l'irréductible président de la Banque Centrale Européenne, déclare devant les micros : "Les finances publiques de la France sont en très grandes difficultés."

Il y a donc de quoi s'inquiéter.

Et ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui dira le contraire. Voici donc le temps de la rigueur et la fin des cadeaux.

Voici aussi, pour les syndicats, l'annonce deux fois faite que le gouvernement ne peut plus se permettre les concessions d'autrefois.

En fait le gouverneur de la BCE, dont on sait que les différents avec le Président de la République portent sur "un euro trop fort" qui pénalise les entreprises, n'a pas rendu un mauvais service à Nicolas Sarkozy en croyant lui rendre "la monnaie de sa pièce"…

Chacun désormais sait que la France va mal, que mois après mois, notre balance commerciale penche du mauvais côté.

Après les propos de François Fillon et de Jean-Claude Trichet, qu'on ne peut accuser de "noircir le tableau", le chef de l'Etat, que tout le monde attend au tournant sur sa politique économique, va devoir affronter plus vite que prévu ce tournant dangereux.

Champion d'une croissance plus forte, plus dynamique que celle prévue par les économistes patentés, Sarkozy va devoir faire "feu de tout bois".

Mais la situation actuelle appelle des réformes drastiques que seule une situation économique dramatisée permettra de "faire passer".

Parallèlement après "son devoir d'alerte" sur les finances publiques de la France, Jean-Claude Trichet en changeant son fusil d'épaule peut, si aucun forcing n'est fait, baisser le taux d'escompte de 0,25 voir de 0,50 % comme l'a fait il y a quinze jours le président de la Réserve Fédérale Américaine, la FED.

Dans cette perspective, ça serait un coup de fouet pour notre économie somnolente et la croissance pourrait enfin repartir du bon pied.

Car le pire n'est jamais certain, c'est souvent quand on désespère qu'un rayon de soleil annonce le beau temps.

L'économie française est "un grand corps malade", mais il existe des "pilules miracles".

A la tête de l'Etat, on considère que la baisse de l'euro nous remettrait sur pieds.

Il semble que le gouverneur de la Banque Centrale Européenne en est désormais conscient !