Une minorité d'agitateurs professionnels a tenu les Français en otage
Par le Groupe Alain Ayache, vendredi 23 novembre 2007 à 14:19 :: Mes éditos :: #428 :: rss
Dans tous les pays démocratiques, le droit de grève figure dans les Constitutions et il est sacré.
Cela n'empêche pas que dans certaines circonstances, les "privilèges acquis" soient remis en question.
Sinon comme sur un mille-feuille à force de s'entasser les uns sur les autres on arrive à des situations ingérables pour l'Etat.
C'est ce qui se produit en France sur les "régimes spéciaux des retraites".
Les syndicats qui, par la force des choses, commencent à évoluer l'ont compris, mais visiblement pas tous leurs adhérents qui s'accrochent à un privilège indéfendable, comme un noyé à une bouée.
La France, ayons le courage de l'écrire, est, à l'heure actuelle, le pays le plus archaïque de la planète Europe.
Dès que l'on cherche à la moderniser pour la rendre plus compétitive, ou tout simplement mieux gérable, c'est le préavis de grève reconductible que les délégués syndicaux brandissent comme un carton jaune.
Et si le gouvernement ne cède pas, c'est aussitôt le carton rouge et la grève interminable qui est lancée au mépris de tous les autres salariés et des citoyens pris en otage.
Ainsi va la France. A la dérive.
Mais le Président de la République ne mollit pas.
Sinon il en serait définitivement fini des autres réformes dont notre pays a besoin pour sortir de la léthargie dans laquelle il est plongé depuis des décennies.
Mais à prolonger cette grève des transports inutilement, alors que les garanties ont été données et acceptées par la plupart des centrales syndicales pour l'obtention des négociations, la base, les irréductibles, eux ne veulent pas céder, et vont faire croître l'exaspération des usagers déjà au bord de la crise de nerfs.
C'est ainsi que les conflits dégénèrent et que le pire est à redouter.
Tous les Français étant égaux devant la loi, il est inacceptable qu'une partie d'entre eux bloque l'économie du pays, alors qu'ils ne pouvaient ignorer que Nicolas Sarkozy avait, tout au long de sa campagne, affirmé qu'il s'attaquerait aux réformes des retraites et à toutes les autres réformes que ses prédécesseurs n'avaient pas eu le courage d'entreprendre.
Et, avec 53 % des suffrages, il ne pouvait qu'appliquer ce qu'il avait dit.
On assiste donc à une contestation du suffrage universel.
Personne n'a voté avec un revolver sur la tempe.
Faudra-t-il, comme aux temps anciens du général de Gaulle, une manifestation monstre des Français écoeurés, pour que les grévistes et ceux qui tournent le dos aux réformes disent pouce ?
Savoir terminer une grève est sans doute plus difficile que de la commencer, mais on ne peut, les bras croisés, laisser à une minorité d'agitateurs professionnels le pouvoir de faire leurs lois et de l'imposer à une vraie majorité silencieuse, pour le moment, qui n'en veut pas ?
Et qui exige du chef de l'Etat qu'ils ont porté au pouvoir, qu'il tienne ses promesses et mette fin à la chienlit qui menace.
Cela n'empêche pas que dans certaines circonstances, les "privilèges acquis" soient remis en question.
Sinon comme sur un mille-feuille à force de s'entasser les uns sur les autres on arrive à des situations ingérables pour l'Etat.
C'est ce qui se produit en France sur les "régimes spéciaux des retraites".
Les syndicats qui, par la force des choses, commencent à évoluer l'ont compris, mais visiblement pas tous leurs adhérents qui s'accrochent à un privilège indéfendable, comme un noyé à une bouée.
La France, ayons le courage de l'écrire, est, à l'heure actuelle, le pays le plus archaïque de la planète Europe.
Dès que l'on cherche à la moderniser pour la rendre plus compétitive, ou tout simplement mieux gérable, c'est le préavis de grève reconductible que les délégués syndicaux brandissent comme un carton jaune.
Et si le gouvernement ne cède pas, c'est aussitôt le carton rouge et la grève interminable qui est lancée au mépris de tous les autres salariés et des citoyens pris en otage.
Ainsi va la France. A la dérive.
Mais le Président de la République ne mollit pas.
Sinon il en serait définitivement fini des autres réformes dont notre pays a besoin pour sortir de la léthargie dans laquelle il est plongé depuis des décennies.
Mais à prolonger cette grève des transports inutilement, alors que les garanties ont été données et acceptées par la plupart des centrales syndicales pour l'obtention des négociations, la base, les irréductibles, eux ne veulent pas céder, et vont faire croître l'exaspération des usagers déjà au bord de la crise de nerfs.
C'est ainsi que les conflits dégénèrent et que le pire est à redouter.
Tous les Français étant égaux devant la loi, il est inacceptable qu'une partie d'entre eux bloque l'économie du pays, alors qu'ils ne pouvaient ignorer que Nicolas Sarkozy avait, tout au long de sa campagne, affirmé qu'il s'attaquerait aux réformes des retraites et à toutes les autres réformes que ses prédécesseurs n'avaient pas eu le courage d'entreprendre.
Et, avec 53 % des suffrages, il ne pouvait qu'appliquer ce qu'il avait dit.
On assiste donc à une contestation du suffrage universel.
Personne n'a voté avec un revolver sur la tempe.
Faudra-t-il, comme aux temps anciens du général de Gaulle, une manifestation monstre des Français écoeurés, pour que les grévistes et ceux qui tournent le dos aux réformes disent pouce ?
Savoir terminer une grève est sans doute plus difficile que de la commencer, mais on ne peut, les bras croisés, laisser à une minorité d'agitateurs professionnels le pouvoir de faire leurs lois et de l'imposer à une vraie majorité silencieuse, pour le moment, qui n'en veut pas ?
Et qui exige du chef de l'Etat qu'ils ont porté au pouvoir, qu'il tienne ses promesses et mette fin à la chienlit qui menace.
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