Les questions que pose le "sms" d’Etat
Par le Groupe Alain Ayache, vendredi 15 février 2008 à 15:54 :: Mes éditos :: #551 :: rss
Toute la France connaît maintenant la raison de l’immense colère de Nicolas Sarkozy contre la presse.
Un pseudo SMS qu’il aurait passé à Cécilia peu avant d’épouser Carla : "si tu reviens, j’annule tout" !
On comprend que cela fâche et face pour le moins désordre.
D’autant que le texto aurait été diffusé sur le site du "Nouvel Obs" par le rédacteur en chef de ce magazine, Airy Routier, un journaliste que je connais très bien, incapable de "bidonnner" et d’une véritable rigueur professionnelle.
Il a maintenu à cent pour cent la véracité de son "scoop"
A partir de ce postulat, des questions se posent :
1 : A–t-il rencontré Cécilia, et lui a-t-elle fait lire le message pour se venger de son ex-mari ? Notre confrere n’a pas l’obligation de livrer ses sources.
2 : Est-on certain, même si on imagine la volonté de vengeance de Cecilia que le "fameux" SMS ait bien été envoyé par Nicolas Sarkozy ? L’enquête devrait permettre de savoir si ce type de manipulation technique est réalisable, et qui dans l’entourage du Président, ou de Cécilia aurait eu la volonté diabolique de créer cette zizanie ?
3 : Les enquêteurs ont-ils le pouvoir d’examiner le portable du Président ? Certainement pas. D’autre part, comment imaginer qu’il puisse porter plainte s’il avait été l’auteur de cet incroyable texto ?
4 : Par contre, les enquêteurs devraient avoir toute liberté d’examiner le ou les portables de Cécilia. Ce qu’ils feront.
5 : De toute évidence, l’Elysée utilise cette affaire, dans laquelle, apparemment, elle est certaine de ne pas être impliquée, pour prendre ses distances avec la presse dont elle a été trop proche au point d’être complice ?
6 : Cessons d’être hypocrite : quel est l’organe de presse détenant une telle information avec la certitude de son exactitude qui ne l’aurait pas publiée ?
Il ne faudrait pas pour autant que notre confrère paye les pots cassés de ce qui ressemble d’un peu trop près à un règlement de compte amoureux, dont la "pauvre" Carla aurait pu faire les frais !
En fait, et c’est là le dommage pour tous les acteurs, nous sommes au théâtre de boulevard, alors que tout ce beau monde, y compris encore une fois la presse, va se retrouver au banc des accusés dans une cour pénale.
C’est typiquement dans ce genre d’affaire que les effets boomerang sont à redouter.
Un pseudo SMS qu’il aurait passé à Cécilia peu avant d’épouser Carla : "si tu reviens, j’annule tout" !
On comprend que cela fâche et face pour le moins désordre.
D’autant que le texto aurait été diffusé sur le site du "Nouvel Obs" par le rédacteur en chef de ce magazine, Airy Routier, un journaliste que je connais très bien, incapable de "bidonnner" et d’une véritable rigueur professionnelle.
Il a maintenu à cent pour cent la véracité de son "scoop"
A partir de ce postulat, des questions se posent :
1 : A–t-il rencontré Cécilia, et lui a-t-elle fait lire le message pour se venger de son ex-mari ? Notre confrere n’a pas l’obligation de livrer ses sources.
2 : Est-on certain, même si on imagine la volonté de vengeance de Cecilia que le "fameux" SMS ait bien été envoyé par Nicolas Sarkozy ? L’enquête devrait permettre de savoir si ce type de manipulation technique est réalisable, et qui dans l’entourage du Président, ou de Cécilia aurait eu la volonté diabolique de créer cette zizanie ?
3 : Les enquêteurs ont-ils le pouvoir d’examiner le portable du Président ? Certainement pas. D’autre part, comment imaginer qu’il puisse porter plainte s’il avait été l’auteur de cet incroyable texto ?
4 : Par contre, les enquêteurs devraient avoir toute liberté d’examiner le ou les portables de Cécilia. Ce qu’ils feront.
5 : De toute évidence, l’Elysée utilise cette affaire, dans laquelle, apparemment, elle est certaine de ne pas être impliquée, pour prendre ses distances avec la presse dont elle a été trop proche au point d’être complice ?
6 : Cessons d’être hypocrite : quel est l’organe de presse détenant une telle information avec la certitude de son exactitude qui ne l’aurait pas publiée ?
Il ne faudrait pas pour autant que notre confrère paye les pots cassés de ce qui ressemble d’un peu trop près à un règlement de compte amoureux, dont la "pauvre" Carla aurait pu faire les frais !
En fait, et c’est là le dommage pour tous les acteurs, nous sommes au théâtre de boulevard, alors que tout ce beau monde, y compris encore une fois la presse, va se retrouver au banc des accusés dans une cour pénale.
C’est typiquement dans ce genre d’affaire que les effets boomerang sont à redouter.
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