vendredi 15 février 2008
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 15 février 2008 à 15:54 :: Mes éditos
Toute la France connaît maintenant la raison de l’immense colère de Nicolas Sarkozy contre la presse.
Un pseudo SMS qu’il aurait passé à Cécilia peu avant d’épouser Carla : "si tu reviens, j’annule tout" !
On comprend que cela fâche et face pour le moins désordre.
D’autant que le texto aurait été diffusé sur le site du "Nouvel Obs" par le rédacteur en chef de ce magazine, Airy Routier, un journaliste que je connais très bien, incapable de "bidonnner" et d’une véritable rigueur professionnelle.
Il a maintenu à cent pour cent la véracité de son "scoop"
A partir de ce postulat, des questions se posent :
1 : A–t-il rencontré Cécilia, et lui a-t-elle fait lire le message pour se venger de son ex-mari ?
Notre confrere n’a pas l’obligation de livrer ses sources.
2 : Est-on certain, même si on imagine la volonté de vengeance de Cecilia que le "fameux" SMS ait bien été envoyé par Nicolas Sarkozy ?
L’enquête devrait permettre de savoir si ce type de manipulation technique est réalisable, et qui dans l’entourage du Président, ou de Cécilia aurait eu la volonté diabolique de créer cette zizanie ?
3 : Les enquêteurs ont-ils le pouvoir d’examiner le portable du Président ?
Certainement pas. D’autre part, comment imaginer qu’il puisse porter plainte s’il avait été l’auteur de cet incroyable texto ?
4 : Par contre, les enquêteurs devraient avoir toute liberté d’examiner le ou les portables de Cécilia. Ce qu’ils feront.
5 : De toute évidence, l’Elysée utilise cette affaire, dans laquelle, apparemment, elle est certaine de ne pas être impliquée, pour prendre ses distances avec la presse dont elle a été trop proche au point d’être complice ?
6 : Cessons d’être hypocrite : quel est l’organe de presse détenant une telle information avec la certitude de son exactitude qui ne l’aurait pas publiée ?
Il ne faudrait pas pour autant que notre confrère paye les pots cassés de ce qui ressemble d’un peu trop près à un règlement de compte amoureux, dont la "pauvre" Carla aurait pu faire les frais !
En fait, et c’est là le dommage pour tous les acteurs, nous sommes au théâtre de boulevard, alors que tout ce beau monde, y compris encore une fois la presse, va se retrouver au banc des accusés dans une cour pénale.
C’est typiquement dans ce genre d’affaire que les effets boomerang sont à redouter.
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vendredi 8 février 2008
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 8 février 2008 à 14:54 :: Mes éditos
Alors, ça y est, le voici marié avec la belle de son cœur.
Il paraît que tout le monde attendait cela pour que Nicolas Sarkozy retrouve la "pêche".
C’est un autre homme qui s’installe à l’Elysée.
Cela peut paraître puéril, voire cocasse de l’écrire, mais quand on est un de ces hommes sentimentaux, comme l’est notre président, bien caché derrière ses Ray Ban, il ne faudra pas être étonné de le voir passer à la vitesse supérieure, tant son énergie a un besoin vital d’adrénaline.
Cette adrénaline a un nom : Carla.
Il fera donc tout pour étonner Carla et accessoirement les Français.
L’époque où Cecilia régnait sur son cœur et son esprit est révolue, aujourd’hui, maître de sa vie, Nicolas Sarkozy a comme épouse une femme qui partage les mêmes idées de grandeur pour la France, et qui le tire vers le "haut", selon ses proches, ce qui dit au passage n’est guère gentil pour Cecilia, que l’on trouvait trop directive et trop autoritaire au Palais.
Carla, la "douce" comme les collaborateurs du Président l’appellent déjà, a su y mettre les formes. Elle se fait discrète, ne s’impose pas dans les entretiens qu’a le chef de l’Etat avec ses collaborateurs ou les personnalités qu’il reçoit.
Bref, elle sait rester à sa place, celle de première dame de France et s’abstenir de jouer les "mouches du coche".
Sarkozy en sort grandi.
Le choix d’un mariage, on ne peut plus discret, alors qu’on pouvait imaginer mille flonflons, paillettes et strass, démontre la volonté du chef de l’Etat de passer aux "choses sérieuses".
En épousant une star parmi les plus belles stars, il accomplit son rêve d’homme. Mais en même temps, il refuse de s’égarer dans des fêtes qui auraient fait mauvais effet à un tel moment.
La passion amoureuse qui fait vibrer notre Président, loin de le détourner des obligations du pouvoir décuple ses forces et sa volonté d'accélérer les réformes dont la France a besoin.
Tout le monde l’attend, et guette le moindre de ses faux-pas.
Avant de remettre en scène sa vie privée, il s’assurera de quelques résultats concrets dont les Français devraient être satisfaits.
Ce n’est donc pas demain que l’on verra, dans Match les photos de son jogging avec Carla dans les allées du château de Versailles !
Il faut se réjouir de cet heureux dénouement. Un homme seul à l’Elysée, cela n’était pas bon pour la France.
Un homme heureux à l’Elysée, c’est un bon présage pour l’avenir. Ceux qui font la fine bouche ignorent ce qu’il faut appeler "la trahison de Cécilia".
Tout homme qui l’a vécu, sait ce qu’il en coûte de repartir du bon pied dans la vie.
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vendredi 1 février 2008
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 1 février 2008 à 11:04 :: Mes éditos
La gigantesque escroquerie subie par la Société Générale démontre que plus un système de protection est sophistiqué plus il est vulnérable.
Le risque "zéro" n’existe dans aucun domaine.
Mais pour un Jérôme Kerviel démasqué, combien de clones, tout aussi dangereux, agissent de même dans les salles des marchés des plus grandes banques ?
Nous vivons dans un monde, dans une société, où il faut être bien naïf pour croire que nous sommes en sécurité.
L’émergence d’Internet a donné lieu à des milliers d’escroqueries dont certaines nous sont encore inconnues. Dans le lot, certaines se révèleront aussi colossales qu'effrayantes !
Lequel d’entre nous peut être certain que sa facture de téléphone est conforme à la réalité ?
Qui d’entre nous est véritablement
capable, au centime près, de calculer les frais bancaires qu’on lui prélève chaque mois ?
Et ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières !
Aucune institution, aucun service secret, aucun gouvernement, n’est à l’abri des nouveaux génies de l’informatique qui gravitent dans le monde.
Ce sont les plus grands hold-up de l’Histoire qui laissent les services de police démunis devant autant d’imagination et de sophistication dans un monde virtuel qui nous est imposé.
Si on peut impunément faire disparaître 4,9 milliards d’euros d’un établissement financier aussi réputé que la Société Générale, on peut, sans avoir mauvais esprit, imaginer combien peut disparaître dans des milliers de petits comptes, combien de poignées de centimes qui iront dans d'autres poches
Le doute est désormais dans toutes les têtes.
Personne ne nous fera avaler qu’il n’y avait à la Société Générale, qu’un seul homme à connaître la combinaison pour jongler aussi impunément avec des sommes aussi vertigineuses.
Il est à peine croyable que les dirigeants ne se soient pas fait hara-kiri comme au Japon ! Ils se sont contentés pour apaiser les mécontents d’abandonner leur bonus de fin d’année et six mois de salaire !
C’est vraiment, pardonnez l’expression, mais c'est la seule qui me vienne spontanément, prendre les clients de la banque pour des cons.
On se demande ce que fait le Conseil d’Administration, ce qu’il attend pour
virer des dirigeants aussi incapables, et ce qu’attendent également les pouvoirs publics pour mettre de l’ordre, fut-ce dans une entreprise privée, mais représentative de la fine fleur de la finance française ?
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vendredi 25 janvier 2008
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 25 janvier 2008 à 11:45 :: Mes éditos
L'état de grâce est, semble-t-il, passé pour Nicolas Sarkozy.
Voici venu le temps de la réalité, du concret, et de ces élections municipales qui se profilent à l’horizon.
C’est au pied du mur qu’on attend le maçon, a-t-on coutume de dire.
Quoi qu’on dise, qu’on pense, malgré les paillettes et les flonflons, Sarkozy n’a pas trop démérité jusqu’ici.
Certaines lignes ont bougé, les syndicats eux-mêmes se montrent plus attentifs, moins fermés que naguère, aux réformes.
Les Français eux-mêmes, notamment au sein de l’électorat de gauche, ont évolué, les 35 heures ne leur paraissent plus "intouchables", ils sont moins idéologues, plus ouverts vers le centre, qu’ils ne l’étaient.
Bref, un léger vent souffle sur la France.
Mais c’est maintenant que les choses sérieuses vont commencer à se mettre en place ou à se déglinguer avec les propositions de la Commission Attali.
Une Commission iconoclaste parce qu’elle a balayé les idées reçues et qu’elle indique de manière claire la route à suivre pour sortir la France de l’impasse dans laquelle elle est empêtrée depuis des décennies.
Il est remarquable que chacun des membres de cette Commission ait déposé sa pensée unique au vestiaire, ce qui a permis, pour une fois, d’avoir entre les mains, un rapport qui ne doive rien à la langue de bois, ni à la confusion des idées.
Reste au chef d'orchestre, au Président de la République en l'occurrence, à la mettre en musique.
316 propositions… il y a de quoi tourner la tête des syndicats, même si toutes ne sont pas d’égale importance.
Mais un mot clé domine ce rapport, c’est liberté, plus que libéralisme, ce gros mot qui effrayait autant sous Mitterrand que sous Chirac.
Il est vrai que depuis l’eau a coulé sous les ponts, et qu’en l’espace d’une campagne électorale, on a changé d’époque.
C’est maintenant qu’on va comprendre pourquoi Sarkozy a pratiqué l’ouverture à marche forcée, faisant grincer des dents à gauche, et hurler dans son camp.
Comment aurait-il pu mettre en chantier le grand chambardement qui se prépare, si une grande partie de la gauche n’avait été impliquée dans le projet.
Aurait-il pu seulement l’imaginer, s’il n’en avait confié l’élaboration à un homme estampillé de gauche comme l’est Jacques Attali ?
Il faut reconnaître à Nicolas Sarkozy que tel un maître du jeu d’échecs, il avait "un coup d’avance" ce qui lui a permis de désosser le Parti Socialiste, de s’emparer de quelques-unes de ses propositions, et de lui couper le sifflet au moment de l’annonce du plan.
Car on l’a vu, sinon entendu, le PS est resté muet comme deux ronds de flancs oubliés dans le fraiseur !
Alors, bien entendu, il y aura quelques criailleries, mais qui ne changeront rien, ce sera pour la forme.
La France est sur la voie de sa grande mutation.
S’il réussit, alors on pourra dire que Nicolas Sarkozy, plus qu’un Président de "rupture" aura été un grand Président.
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vendredi 18 janvier 2008
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 18 janvier 2008 à 11:37 :: Mes éditos
Les Francais sont-ils le peuple le plus intelligent de la terre, ou sommes nous simplement gonflés de vanité et d’orgueil ? Franchement si je devais nous attribuer un vrai challenger pour nous disputer ce titre, je désignerais les Italiens.
Des latins comme nous, qui ont un patrimoine artistique et culturel dont toute la population profite, et cet appétit des bonnes choses, qui nous les rendent si proches et sympathiques.
Sommes nous pour autant, plus intelligents, plus créatifs, plus compassionnels que les autres grandes nations que sont, la Chine, la Grande-Bretagne, les Etats-unis et le Japon, voire l’Espagne ?
Reste à savoir ce qu’on met derrière le mot intelligent ? Si on parle d’art de vivre, la France n’a rien à envier a ses voisins, elle est même souvent imitée.
Si on parle de culture politique les Français en savent un rayon sur ceux qui nous ont dirigé et ceux qui nous dirigent, ils sont parmi les peuples ceux qui s’intéressent le plus à la politique, disons, autant que les Italiens
Sur le plan intellectuel les Américains qui nous cherchent des poux dans la tête, ce qui leur a valu une volée de bois vert de nos agitateurs professionnels, Bernard Henri Lévy en tête qui n’a pas supporté l’injure.
Certes les Américains ont beaucoup plus de prix Nobel que nous, certes ils ont des universités et des campus ont-ils des raisons d’être fiers, et nous d’être jaloux, mais sur le plan de la Culture, à l’exception de celle du maïs transgénique, et une fois sorti de New York, ils ont beaucoup de retard sur nous.
J’exagère sans doute, gagné par une pointe de chauvinisme qui n’est pas la principale vertu de notre peuple, et qui nous vaut maintes critiques justifiées.
Avons-nous une meilleure justice ? Ça se discute. Mais en tous les cas nous avons été parmi les premiers à abolir la peine de mort.
Nous n’avons pas toujours les moyens de nos ambitions, et c’est pour cela que nous sommes traités avec une certaine ironie par des nations agacées par notre « suffisance ».
Quant a l’intelligence du cœur, alors la nous sommes les champions. Personne ne nous arrive à la cheville, dès qu’il y a une bonne cause à défendre, ici ou ailleurs, nous sommes les premiers à réagir.
Et tout le monde a, je crois, en mémoire l’image de ce bon docteur Kouchner avec son sac de riz sur les épaules.
Nous avons, aussi, depuis quelques mois un Président que le reste du monde nous envie. Il est cool, il a seduit l’une des plus belles femmes du monde, son style de vie fait jaser, mais il réussit à réveiller une France qui s’endormait. Alors bien sûr, il fait des jaloux.
Tous comptes faits, nous pouvons être fiers d’être français, a condition de ne pas la ramener et d’être plus modestes dans la victoire, ce qui est la marque indélébile de l’intelligence.
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vendredi 28 décembre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 28 décembre 2007 à 11:50 :: Mes éditos
Quelle affaire ? Des photos de Nicolas Sarkozy fumant un havane dans son bureau de l’Elysée ?
Il paraît que ça a choqué.
Sarkozy sans cravate, quel scandale ?
Sarkozy père célibataire qui officialise sa liaison avec la belle Carla Bruni, ça n’en finit de jaser dans les chaumières. Et pourquoi elle, et pas une autre, et patati et patata…
Sarkozy qui bouscule les coutumes, les usages dans les sommets européens agace mais au final ça donne quelques résultats.
Sarkozy qui exige maladroitement de traiter d’égal à égal avec le patron de toutes les Russies qu’il tente de tutoyer comme du bon pain, ça fait flop mais peut-on lui reprocher d’avoir essayé ?
Sarkozy est ridiculisé et mal payé en retour par Kadhafi, naïveté peut-être, apprentissage du pouvoir sûrement, mais certitude qu’à la table du poker, il faut se faire à l’idée de perdre.
Sarkozy avec ses potes friqués, ça énerve les Noah et consorts qui probablement, au fond d’eux, déplorent de ne pas faire partie de ce premier cercle.
Sarkozy qui n’en fait qu’à sa tête, décide sur un coup de tête de bousculer les traditions, ça met le corps diplomatique dans tous ses états, mais ça met un coup de jeune à la République.
Bien sûr, on est bien loin du style colin froid d’un Giscard d’Estaing élu en 1974 par on ne sait quel miracle, très loin d’un Mitterrand cramoisi et raminagrobis et plus éloigné encore d’un Chirac pantouflard.
Nous sommes entrés non à l’heure de la rupture mais à celle de la liberté.
L’Elysée n’est plus une prison. On peut même y pénétrer en baskets.
Malgré ses coups de boutoir aux us et coutumes, les rouages de l’état ne sont pas grippés. L’Elysée respire, on a simplement ouvert les volets.
Le Président, l’omni président, l’hyper président, le président hip hop, jouit effrontément de la volupté du pouvoir et assume les risques qu’il encourt.
Dans son message subliminal, il dit aux Français : « faites comme moi
Fumez une clope ou tirez sur un cigare dans son bureau, ce n’est pas grave, bien que la loi l’interdise ».
Alors j’ai envie de dire à Nicolas Sarkozy qui a le tutoiement facile, « Nicolas, exige de tes services de police et autres contraintes, de nous laisser respirer nous aussi, que l’on puisse fumer en paix. Un peu d’anarchie, un peu de laisser aller, un peu plus de liberté, voilà ce qu’attendent les Français après les exemples de tant de légèreté et de rébellion contre le système, que tu nous donnes chaque jour. »
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vendredi 14 décembre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 14 décembre 2007 à 14:45 :: Mes éditos
Michel Charasse rappelait récemment une confidence de François Mitterand : « Si l’on devait ne serrer la main que des démocrates, cela ferait bien peu de monde ».
Une observation à laquelle Nicolas Sarkozy se range sans état d’âme.
Après avoir fait le Saint Bernard au Tchad, chaudement félicité Poutine pour sa victoire aux élections et reçu Chavez dans le but de faire d’avancer le dossier d’Ingrid Betancourt, il s’active à soutenir les intérêts économiques de notre pays.
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le Chef de l’état aura empoché quelques 20 milliards d’euros en Chine et 5 milliards en Algérie.
A Lisbonne, le week-end dernier, il se déclarait « heureux » de recevoir l’autoproclamé Colonel Kadhafi à Paris.
Le tyran, tortionnaire et commanditaire d’attentats, a les mains maculées de sang. Mais ce sont ses pétrodollars que notre Président convoite à l’heure où la question du pouvoir d’achat est au centre des préoccupations des Français.
Face à la levée de boucliers médiatiques, à la gêne d’une bonne partie de l’UMP et au courroux du PS, la garde rapprochée du Président et quelques-uns de ses thuriféraires sont montés en première ligne pour exhorter à la raison : les dispositions du Guide libyen à l’endroit des Droits de l’Homme sont tangibles. La mission de la France est donc de les encourager.
Dans cette perspective, le tapis rouge est déroulé, les honneurs déployés, la tente plantée, la chasse à courre organisée, la visite de la Galerie des Glaces à Versailles confirmée, la gerbe à Colombey tressée, tous les caprices de diva du dictateur sont exaucés.
Car à la clé de ce séjour, ce sont 10 milliards d’Euros qui pourraient être encaissés.
Parions qu’on aura des surprises.
En attendant, Kadhafi fait avaler ses couleuvres en haut lieu. Il désavoue celui qu’il désigne comme son « ami et proche collaborateur », affirmant que les deux hommes n’ont pas abordé les droits de l’homme et jugeant opportun d’adresser quelques leçons sur le traitement réservé à nos émigrés…
Dans cette nauséeuse affaire, force est d’admettre que le pantin n’est pas celui qu’on croit. Le pragmatisme revendiqué de Sarkozy pèse de peu de poids face à la mauvaise foi pourtant légendaire du dictateur libyen.
La crise économique qui touche notre pays est réelle. Elle semble justifier toutes les bassesses. Au détriment de l’éthique.
Oui, la France se porte mal.
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vendredi 7 décembre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 7 décembre 2007 à 10:28 :: Mes éditos
Le gouvernement, ou plus précisément le Président de la République, a des idées, mais elles ont du mal à être transformées.
Sur les 35 heures, abomination de la désolation, on y va sans y aller franchement alors que le courage politique, en tous les cas, si l'on reparle de rupture, eût été tout simplement de les abolir.
Il en est, hélas, de beaucoup de réformes qu'on évoque mais qui au final ne seront que des réformettes.
Ce n'est pas la faute de Nicolas Sarkozy.
Il y a une France composée de 53 % d'électeurs qui ont voté pour que des réformes, celles promises urbi et orbi par le candidat, soient réalisées, et de l'autre côté, il y a les syndicats qui représentent au maximum 8 % des salariés, qui s'y opposaient.
C'est avec eux qu'il faut négocier pied à pied.
Ainsi va la France.
On constate qu'il est plus facile pour un chef d'Etat de négocier avec un homologue étranger que de parvenir à un accord sur des propositions de bon sens, bénéfiques pour la France, avec des représentants syndicaux !
C'est pour cela que notre pays a pris un tel retard face à ses plus dynamiques partenaires européens.
C'est pour cela que, faute de se frotter aux dures réalités, Jacques Chirac a préféré coincer la bulle pendant douze ans à l'Elysée.
Certes, Sarkozy, qui fonce tous azimuts, contraignant les syndicats guère habitués à être submergés par les dossiers qui s'accumulent, prend le risque de les déstabiliser mais aussi d'être mal compris des siens.
Mais c'est au prix de cette prise de risque qu'on peut espérer voir notre pays relever la tête.
Nous sommes l'un des dix pays les plus riches du monde, nous ne sommes pas les rois du pétrole, mais nous avons des atouts considérables qui sont massacrés par des lois et des dictats administratifs qui rendent fou quiconque n'a pas passé dix ans dans une école à fabriquer des esprits alambiqués.
Nous sommes un pays où il faut rentrer la tête sous l'eau si on a, par son travail, le bonheur d'avoir réussi.
Problème de mentalité, absence de pédagogie des pouvoirs publics, démagogie bêtifiante.
Surtout il dit tout haut ce qu'il veut faire, il ne s'embarrasse pas de mots ampoulés, il affiche sa modernité et il envoie sur les roses ceux qui ont l'art d'oublier que nous sommes au XXIe siècle.
Alors faisons lui le crédit d'audace, mais saluons son courage de vouloir changer les choses, donner à la France la place qu'elle mérite dans le monde et de ne pas se contenter d'être un figurant dans cet univers qui bouge chaque jour toujours plus vite.
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vendredi 30 novembre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 30 novembre 2007 à 09:41 :: Mes éditos
L'une des grandes failles de notre société est la difficulté à remettre sur le marché les jeunes retraités de 55 à 60 ans dont l'expérience est à coup sûr indispensable pour un grand nombre d'entreprises, notamment les PME et les PMI.
En vérité, les pouvoirs publics ne savent pas s'y prendre faute d'imagination et d'un peu plus d'audace.
Un senior licencié perçoit donc pendant un certain temps une indemnité chômage.
Il aimerait bien retrouver un emploi, même de complément, mais il est coincé par les textes administratifs et, les entreprises, par crainte d'avoir à verser de lourdes indemnités au moment d'une séparation, se gardent bien de leur entrouvrir la porte.
Il y a pourtant des solutions à ce problème qui redonnerait dignité à ces hommes et ces femmes laissés pour compte et qui pourrait réintégrer le circuit du travail sans trop de difficultés.
Pour cela il faut un peu s'asseoir sur le code poussiéreux du travail.
Prenons un "senior" percevant par exemple 1500 euros d'indemnités de chômage.
Faisons en sorte qu'il puisse gagner au moins 1000 euros de plus par mois.
Pour cela, il faut abandonner l'idée du salariat en acceptant qu'il facture à l'entreprise des honoraires, sans avoir à créer une société mais en le déclarant à l'ANPE, dans le cadre du régime micro-entreprise en franchise de TVA.
Pour que son emploi ait un intérêt réel pour lui et son employeur, il faut que pendant toute la durée de sa prestation, le montant de son indemnité chômage ne soit pas amputée de plus de 20 %.
Il faut donc imaginer un système comme le chèque emploi-service, qui permet de gérer les cotisations à la place de l'entrepreneur individuel, ce qui lui éviterait les lourdeurs administratives trop décourageantes et contraignantes.
Grâce à ce système plus souple, on verrait un grand nombre de seniors retrouver du travail plus facilement.
Que se passe-t-il, disons après la fin de sa mission dans l'entreprise ?
Si ses différentes missions se terminent avant que notre senior atteigne l'âge légal de la retraite, alors celui-ci retrouverait l'intégralité de ses droits au chômage.
Dans le cas contraire, il percevrait sa retraite à taux plein.
Du même coup, on donnera un coup de pouce à la consommation et d'avantage d'air notamment aux petites et moyennes entreprises qui ne se priveraient pas d'une telle aubaine.
Il y aura immanquablement des critiques à un tel plan, mais ce n'est quand sortant des schémas classiques qu'on redonnera à la France le souffle dont elle a un urgent besoin.
L'Etat à tout à y gagner.
Il redonne espoir aux seniors laissés pour compte dans notre société.
L'Etat fait au passage de substantielles économies, tandis que notre senior redevient à nouveau consommateur.
Il faut avoir soi-même les mains dans le cambouis de l'entreprise pour mesurer les avantages de cette proposition.
Afin qu'il ne tombe pas aux oubliettes, je transmets illico presto ce texte au Premier ministre pour connaître sa réaction, et lui permettre éventuellement de l'améliorer pour couper court aux réticences de tous les corporatismes.
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vendredi 23 novembre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 23 novembre 2007 à 14:19 :: Mes éditos
Dans tous les pays démocratiques, le droit de grève figure dans les Constitutions et il est sacré.
Cela n'empêche pas que dans certaines circonstances, les "privilèges acquis" soient remis en question.
Sinon comme sur un mille-feuille à force de s'entasser les uns sur les autres on arrive à des situations ingérables pour l'Etat.
C'est ce qui se produit en France sur les "régimes spéciaux des retraites".
Les syndicats qui, par la force des choses, commencent à évoluer l'ont compris, mais visiblement pas tous leurs adhérents qui s'accrochent à un privilège indéfendable, comme un noyé à une bouée.
La France, ayons le courage de l'écrire, est, à l'heure actuelle, le pays le plus archaïque de la planète Europe.
Dès que l'on cherche à la moderniser pour la rendre plus compétitive, ou tout simplement mieux gérable, c'est le préavis de grève reconductible que les délégués syndicaux brandissent comme un carton jaune.
Et si le gouvernement ne cède pas, c'est aussitôt le carton rouge et la grève interminable qui est lancée au mépris de tous les autres salariés et des citoyens pris en otage.
Ainsi va la France. A la dérive.
Mais le Président de la République ne mollit pas.
Sinon il en serait définitivement fini des autres réformes dont notre pays a besoin pour sortir de la léthargie dans laquelle il est plongé depuis des décennies.
Mais à prolonger cette grève des transports inutilement, alors que les garanties ont été données et acceptées par la plupart des centrales syndicales pour l'obtention des négociations, la base, les irréductibles, eux ne veulent pas céder, et vont faire croître l'exaspération des usagers déjà au bord de la crise de nerfs.
C'est ainsi que les conflits dégénèrent et que le pire est à redouter.
Tous les Français étant égaux devant la loi, il est inacceptable qu'une partie d'entre eux bloque l'économie du pays, alors qu'ils ne pouvaient ignorer que Nicolas Sarkozy avait, tout au long de sa campagne, affirmé qu'il s'attaquerait aux réformes des retraites et à toutes les autres réformes que ses prédécesseurs n'avaient pas eu le courage d'entreprendre.
Et, avec 53 % des suffrages, il ne pouvait qu'appliquer ce qu'il avait dit.
On assiste donc à une contestation du suffrage universel.
Personne n'a voté avec un revolver sur la tempe.
Faudra-t-il, comme aux temps anciens du général de Gaulle, une manifestation monstre des Français écoeurés, pour que les grévistes et ceux qui tournent le dos aux réformes disent pouce ?
Savoir terminer une grève est sans doute plus difficile que de la commencer, mais on ne peut, les bras croisés, laisser à une minorité d'agitateurs professionnels le pouvoir de faire leurs lois et de l'imposer à une vraie majorité silencieuse, pour le moment, qui n'en veut pas ?
Et qui exige du chef de l'Etat qu'ils ont porté au pouvoir, qu'il tienne ses promesses et mette fin à la chienlit qui menace.
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vendredi 16 novembre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 16 novembre 2007 à 14:35 :: Mes éditos
A vouloir être près, trop près du peuple, Nicolas Sarkozy prend de grands et gros risques.
Il expose sa fonction de Président de la République au premier malotru venu, avec des risques qu'aujourd'hui aucun service d'ordre ne peut maîtriser ou prévoir.
Lors de son déplacement éclair en Bretagne face aux marins pêcheurs en grève, il a reçu en pleine face la pire insulte qu'un homme d'Etat ait entendue.
Du haut d'un balcon, un malabar mal embouché a craché au Président de la République ce que seul un maquereau peut oser dire à celle qui se prostitue pour lui.
Nicolas Sarkozy teigneux et belliqueux comme on le connaît, bravache aussi, car l'incident aurait pu prendre des proportions dramatiques, levant les yeux au balcon lui a répondu : "C'est toi là-haut qui a dit ça ? Descends un peu et répète le moi en face pour voir."
Seul Canal + a diffusé intégralement cette séquence qui aurait pu tourner au désastre, si le provocateur avait mis sa menace à exécution.
Jamais un Chef de l'Etat, à l'exception de crachats essuyés et de jets de tomates, n'a été si près d'une bagarre de rue avec les conséquences médiatiques qu'on peut imaginer.
Il faut protéger Nicolas Sarkozy de lui-même.
Mais en décidant d'établir des rapports de plus en plus étroits avec la population, en faisant du tutoiement avec les individus une approche de proximité, il se met, comme face aux marins pêcheurs, en posture d'être traité comme le plus malotru d'entre eux.
Et cela n'est pas bon pour l'image de la France et affaiblit l'autorité du chef de l'Etat.
A trop vouloir prendre à bras le corps tous les problèmes qui appellent une solution, Nicolas Sarkozy entame son prestige.
Il a besoin de déléguer, de laisser son Premier ministre, qui se plaint mezzo voce "de ne pas pouvoir se rendre sur le terrain plus souvent", aller prendre les coups à sa place.
Après tout, n'est-ce pas le rôle principal du chef du gouvernement de servir de fusible ?
A vouloir être partout, à vouloir être avec le peuple, à vouloir lui dire "tu" et souhaiter qu'on le tutoie en retour, il ôte à la fonction présidentielle une hauteur, une distance dont les citoyens ont besoin et qu'ils appréciaient sous de Gaulle, Pompidou, Mitterrand et Chirac.
Trop vif-argent, trop bondissant, trop instinctif aussi, Nicolas Sarkozy doit se protéger face à des énergumènes prêts à tout pour se faire remarquer, à une époque où grâce ou à cause d'Internet et des télés, le dernier des abrutis peut devenir célèbre en quelques minutes !
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vendredi 9 novembre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 9 novembre 2007 à 16:16 :: Mes éditos
Il y a plus d'un siècle le baron d'Holbach écrivait à juste raison, d'une plume aussi tranchante que son épée, que "de tous les arts, le plus difficile est celui de ramper".
Pour s'élever, il faut le préciser !
C'est pour les courtisans du pouvoir un art subtil qui exige mille contorsions auxquelles ils sont rompus depuis leur plus jeune âge.
Un bon, un vrai courtisan ne donne jamais son avis de crainte de déplaire, il ne doit avoir que celui de son maître ou du ministre qu'il sert.
Sa sagacité doit en toutes circonstances lui faire pressentir d'où souffle le vent, ce qui suppose une expérience profonde du cœur humain.
Un courtisan avéré ne doit jamais avoir raison.
Il ne lui est pas permis d'avoir plus d'esprit que le distributeur de ses bienfaits.
Comme postulat, il sait que le chef, le ministre, le Président a toujours raison.
Mais il est quelques hommes qui ont la raideur dans l'esprit, un manque de souplesse dans l'échine, une absence de flexibilité dans le cou, de déplorables et impardonnables défauts empêchant de progresser dans l'art de ramper et qui lui barrent à jamais l'accès aux Palais.
Chacun sait que les serpents parviennent sans effort au sommet des montagnes, tandis que le mustang le plus fougueux ne pourra jamais l'atteindre.
La cour, qui existe sous tous les régimes, n'est pas faîte pour ces personnages inflexibles, orgueilleux et à l'amour-propre chevillé au corps car, ils sont incapables de se prêter aux caprices, ni même approuver ou favoriser des actions que l'Etat juge nécessaires mais qui heurtent leur conscience.
Car ceux qui détiennent le pouvoir supportent mal que l'on se plaigne des avanies qu'ils infligent à leurs "serviteurs" pour mesurer leur inconditionnalité.
Le courtisan des temps anciens, comme de nos jours, doit détester quiconque a déplu en haut lieu.
Il doit sonder le cœur et les reins de celui dont il attend "grâces, honneurs et avantages" afin de le saisir par son point faible.
Est-t-il soupçonneux ? Il faut lui donner des soupçons sur tous ceux qui l'entourent.
Aime-t-il les femmes ? Il faut lui en procurer.
Pour en finir, parce qu'il y aurait encore beaucoup à dire de ces mollusques, le courtisan doit être affable, prêt à s'effacer devant tous ceux qui peuvent l'aider à s'élever, à s'enrichir ou lui nuire.
Il en a été ainsi dans toutes les monarchies.
Il en est ainsi dans toutes les Républiques.
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vendredi 2 novembre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 2 novembre 2007 à 12:04 :: Mes éditos
Par on ne sait quels complexes, quels détours, la France veut se poser en sauveur de la planète comme si elle avait quelques péchés ou responsabilités à se faire pardonner.
Comme si notre pays était le principal responsable de la pollution dans le monde. Or c’est plutôt du côté de la Chine, des USA, de l’Inde et de bien d’autres pays qu’il faudrait rechercher les causes qui menacent l’environnement.
C’est donc par pure démagogie et sous la pression médiatique pendant la campagne électorale que Nicolas Sarkozy, une fois élu, a vu tous les avantages qu’il pouvait retirer à s’autoproclamer le champion du développement durable.
Dans la foulée, on a organisé le Grenelle de l’Environnement où chacun s’est défoulé. Il en est ressorti un genre de catalogue à la Prévert avec des propositions qui ne mangeaient pas de pain et dont on dit qu’avec un peu de chance, elles seront applicables en 2012 !
Les Ecolos, les Verts et Nicolas Hulot étaient aux anges et criaient victoire.
Tout cela ressemblait, avec un peu de recul, à une farce dans laquelle les grandes personnes n’auraient été que des enfants.
Car soyons sérieux : si la France est responsable du CO2, ce doit être dans une proportion qui n’excède pas 2%.
Pas de quoi déclarer l’alerte générale et crier au feu.
Mais le développement durable a la côte dans l’opinion publique.
C’est un sujet dont on parle beaucoup dans les écoles où l’on apprend à nos enfants qu’en économisant chaque jour une douche et en changeant les ampoules de la maison pour d’autres moins dispensatrices d’électricité, on assurera le bien-être de leurs petits-enfants à coup sûr en 2050 !
On comprend que le pouvoir qui a d’autres chats à fouetter se soit saisi d’un tel débat qui, pour les raisons exposées plus haut, ne prête pas, lui, à polémique.
Toutes les bonnes âmes applaudissent et plus on parlera de la protection de la nature que la France a décidé, sans trop se mouiller, de prendre en charge, moins on s’attardera sur les sujets qui fâchent ou dérangent les syndicats notamment.
L’Elysée n’a pas laissé passer cette si belle occasion.
La présence d’Al Gore, Prix Nobel de la Paix, aux côtés du Président est bien la preuve qu’on a su tirer le maximum des retombées médiatiques de ce Grenelle des bons sentiments.
Parions qu’en ce qui concerne les éco-taxes et autres malus qui nous pendent au nez pour financer ces belles et généreuses initiatives, on attendra des jours meilleurs.
C’est à dire dans bien longtemps.
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vendredi 26 octobre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 26 octobre 2007 à 15:06 :: Mes éditos
Ça y est, aurait dit François Mitterrand, les chiens sont lâchés !
Il est vrai, depuis que les grands donneurs de leçon que sont les directeurs de quotidiens et magazines, bon chic bon genre, aucun parmi eux n'avait osé s'aventurer à évoquer les déboires conjugaux du Président de la République.
Soit au nom de la sacro-sainte hypocrisie selon laquelle la "vie privée" est tabou, soit tout simplement et plus probablement parce qu'ils avaient la trouille.
Il a fallu attendre l'interview de Cecilia Sarkozy, qui a pris la décision d'annoncer son divorce, pour que la presse se sente libérée de toute contrainte et de toute retenue.
D'où le déferlement de "couvertures" consacrées à Cecilia et les innombrables commentaires pour justifier les photos glamours.
Quelque chose a donc changé dans le paysage médiatique qu'on disait, à tort ou à raison, verrouillé par le chef de l'Etat.
L'Elysée, à qui l'on prête tant de pouvoirs et d'amis dans les médias, ne pourra plus rien contrôler des aventures et des mésaventures de l'ex-première dame de France.
Tous les magazines "people" et autres, alléchés par la perspective de ventes record, ont contacté les paparazzi de la place, professionnels et amateurs, pour faire savoir qu'ils étaient prêt à payer le prix fort pour de nouvelles photos.
Le même "contrat" a été placé sur Nicolas Sarkozy, dont les premiers clichés aux côtés d'une jeune femme, plutôt célèbre, vaudront leur pesant d'or.
Plus question désormais de s'abriter derrière le "mur de la vie privée".
Nous sommes entrés dans l'ère de la transparence, ce nouveau concept brandi par les hypocrites d'hier bien décidés à ne rien cacher à leurs chers lecteurs !
Face à cette nouvelle donne, on imagine que Nicolas Sarkozy, à moins de choisir de vivre en ermite, ce qui n'est pas son tempérament, devra se barricader à l'Elysée et bannir les sorties avec sa bande habituelle de copains !
Il n'en fera rien, pour le plus grand bonheur des médias, qui, il y a peu, se pinçaient le nez devant les méthodes des traqueurs de scoops.
Et si, envisageons le pire, certains journaux hésitaient encore, il y aura toujours Internet, des sites multiples prompts à accueillir les premiers documents dont on parlera et qui seront inévitablement publiés dans la foulée.
Il n'y a plus de protection de la vie privée pour le chef de l'Etat, ce que j'avais prévu depuis bien longtemps.
Quant aux tribunaux, désarmés, ils continueront probablement à assurer de confortables revenus exonérés d'impôts aux notables de la télé, aux stars du show business et aux acteurs de cinéma, qui feignent d'être les "victimes" de la presse people et des paparazzi avec lesquels, dans bien des cas, ils entretiennent des rapports non dépourvus d'intérêts réciproques.
La France des potins et des ragots va enfin connaître son heure de gloire.
Réjouissons nous, car après tout, que demande le peuple ? Qu'on le distraie.
Le rugby n'a pas suffi.
Le relais est assuré grâce à Cécilia et au chambardement des mœurs que son divorce à grand ramdam a provoqué.
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vendredi 12 octobre 2007
Par le Groupe Alain Ayache,
vendredi 12 octobre 2007 à 10:47 :: Mes éditos
"Impossible n'est pas Français".
Le XV de France, donné "battu" par toutes les gazettes avant le match, a démontré sur le terrain de Cardiff que les All Blacks n'étaient pas invincibles.
A l'issue de la première mi-temps, rares étaient ceux qui auraient parié sur la victoire des Bleus.
Mais la rage, la solidarité, la détermination et la quête de l'exploit les ont poussés à se surpasser.
C'est une belle et saine leçon.
Chacun de nous a en lui la capacité d'aller au-delà de ses forces.
Mais soi nous l'ignorons, soit nous n'en faisons pas bon usage.
Au-delà du traditionnel "cocorico" national, ce nouvel engouement pour le rugby, sport noble et viril, bien à l'image du peuple français comme dirait Nicolas Sarkozy, heureux comme s'il était le "coach" de l'équipe tricolore, permet de moins s'attarder sur ce qui dérange, coince ou choque dans le déroulement des informations quotidiennes.
Concernant la lamentable affaire du "délit d'initiés supposé", soyons prudents, chez EADS, deux questions au moins se posent :
- Thierry Breton est-il un menteur ou un "faux-cul" lorsqu'il déclare à la Commission des Finances qu'il n'était pas au courant que la Caisse des Dépôts allait acheter au plus haut les actions d'Arnaud Lagardère ?
- Le même Arnaud Lagardère est-il malhonnête ou incompétent en prétendant, bien que président d'EADS à cette époque, qu'il n'était pas au courant du retard de l'Airbus A380 et qu'il n'y a donc pas de "délit d'initiés" de sa part ?
La réponse qu'il fit dans Le Monde lui colle à la peau : "je préfère passer pour incompétent plutôt que malhonnête." Voilà un point qui sera tranché par l'enquête en cours et dont les conséquences peuvent être irréversibles.
Quand, au même moment, on apprend que le grand patron de l'Union des Industries de la Métallurgie, qui siège au Medef depuis belle lurette, avait une caisse noire "pour graisser la patte" de certains syndicalistes, dit-on, tout cela a rejaillit sur les "grands patrons" dont l'image n'étaient pas au zénith… Bien entendu les syndicats jurent, la main sur le cœur, "qu'ils ne mangent pas de ce pain là" !
Fort heureusement, les hommes de Bernard Laporte sont passés par là et l'actualité heureuse a repris le dessus sur ces méfaits désastreux pour le moral des Français.
Il faudrait que ce samedi, les héros de Cardiff poursuivent leur chevauchée fantastique, afin que les esprits se détournent définitivement de la réalité qui fâche.
Sarkozy a misé sur le bon cheval en faisant de son "pote", l'entraîneur des Tricolores, un secrétaire d'Etat avant l'heure.
En imaginant la liesse qui s'emparera des Français, si nos vaillants rugbymen devenaient Champions du monde, ce qui désormais paraît à leur portée, le Chef de l'Etat aurait dans sa main, l'homme idoine pour succéder, le moment venu, à François Fillon, un Premier ministre qui ne fait pas dans détail !
Car avec Bernard Laporte à Matignon, règnera la bonne humeur à la bonne franquette, tout ce qui manque actuellement à notre pays pour se remettre au travail et relancer la croissance !
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