Cigarette Electronique : la France a ses normes

C’est inédit et bien accueilli. La France adopte des normes pour la cigarette électronique sur la composition des ingrédients et la fabrication. De quoi garantir la sécurité des vapoteurs.

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L’AFNOR espère, avec ces normes, voir disparaitre les produits mal fabriqués. ©ShutterStock

Si les études publiées ne permettent pas encore d’établir les véritables risques pour la santé de la cigarette électronique, la France a choisi de prendre les devants. Avec l’Association Française de Normalisation (AFNOR), la France a établi deux normes, concernant le produit et le matériel, afin d’apporter plus de sécurité à la fois aux consommateurs de la cigarette électronique, mais également aux fabricants et aux distributeurs. Une initiative qui vise à « répondre aux inquiétudes » comme l’explique le Professeur Bertrand Dautzenberg, qui a participé à la rédaction de ces normes.

Éviter les risques physiques et pour la santé des consommateurs

La France est le premier marché européen de l’e-cigarette avec 1,5 million d’utilisateurs réguliers, 3 millions occasionnels et pas moins de 400 références. Une jungle dans laquelle les normes permettront de se retrouver.

Deux normes ont ainsi été adoptées. La première, baptisée XP D90-300-1 est censée prévenir des risques de surchauffe, chimiques et d’explosion. Parmi les critères retenus, celle qui établit que désormais les cigarettes électroniques devront être munies d’un système qui bloque la vapeur à 10 secondes d’inhalation. Cette norme garantit également la résistance aux chocs. L’autre, XP D90-300-2, concerne les e-liquides afin d’éviter toutes substances cancérogènes, mutagènes, toxiques ou encore les conservateurs susceptibles de libérer du formaldéhyde, substance médicamenteuse. Mais aussi celles susceptibles de libérer des molécules représentant un risque pour la santé humaine, comme le bisphénol A.

Une baisse des prix de l’e-cigarette ?

L’AFNOR espère, avec ces normes, voir disparaitre les produits mal fabriqués, ceux notamment construits en Chine et massivement importés, et « faciliter l’utilisation de ces produits pour une sortie du tabagisme, qui est la première cause de décès prématurés dans le monde », comme le rappelle le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et tabacologue.

Seul hic ? Ce nouveau cahier des charges définit des « normes volontaires », ce qui veut dire que les fabricants ne sont pas obligés de s’y soumettre et de les appliquer. Mais elles constituent un argument de vente supplémentaire. Une bonne nouvelle pour les vapoteurs donc, d’autant que l’AFNOR estime que cette standardisation pourrait permettre une légère baisse des prix de la cigarette électronique.

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Laurie Ferrère