Climat : niveau record des mers

D'après l'Organisation météorologique mondiale, le niveau moyen de la mer a atteint un record en mars 2013.

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La banquise arctique a légèrement regagné du terrain en 2013 ©ThinkStock

2013 est l’année d’un nouveau record, dont notre planète se serait bien passée. Selon les chiffres provisoires de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), « le niveau moyen de la mer a atteint un nouveau record en mars 2013 ». « Le niveau des mers s’est élevé à un rythme moyen de 3,2 millimètres par an (…), ce qui est proche du rythme d’environ 3 millimètres par an observé pendant la décennie 2001-2010 et correspond au double de celui enregistré au XXe siècle, qui est de 1,6 millimètre par an », avertissent les spécialistes. D’après le secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, « le niveau de la mer va continuer de s’élever en raison de la fonte des calottes glaciaires et des glaciers. Plus de 90 % de la chaleur supplémentaire issue des gaz à effet de serre est absorbée par les océans, qui vont continuer de se réchauffer et de se dilater pendant des centaines d’années ». Or, souligne-t-il, « la teneur mondiale de l’atmosphère en dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre a atteint de nouveaux sommets en 2012, et nous nous attendons à ce qu’elle atteigne des niveaux sans précédent à nouveau en 2013. Cela signifie que nous sommes voués à un avenir plus chaud ».

« Même si l’on ne peut pas attribuer directement les cyclones tropicaux au changement climatique, l’élévation du niveau de la mer rend déjà les populations côtières plus vulnérables aux ondes de tempête, ce qui a eu des conséquences tragiques dans le cas des Philippines », explique Michel Jarraud, faisant référence au typhon Haiyan.

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La banquise arctique légèrement épargnée

Une « bonne nouvelle » dénote parmi ce tableau noir. De juin à août 2013, la pression atmosphérique a été légèrement inférieure aux moyennes saisonnières au-dessus de l’océan Arctique, limitant la chaleur venant du sud. Les températures ont donc été plus faibles que l’année dernière. De plus, les vents associés ont entraîné une extension de la couverture glacière, désormais plus grande. Après sa fonte exceptionnelle en 2012, la banquise a donc légèrement récupérée, bien que sa vitesse de fonte s’accélère.

Mathilde Bourge