Comment réaliser un jardin à l’anglaise?

À l'opposé du traditionnel jardin à la française, le jardin à l'anglaise s'inspire de la vie même de la nature. Il se caractérise par une végétation abondante qui semble souvent à l'état sauvage, des itinéraires non balisés, des associations d'espèces ornementales et des ambiances vagabondes. Ouvert sur la campagne, le jardin à l'anglaise se conçoit comme un paysage qui offre, chaque jour, son lot de découvertes et de sensations nouvelles.

0
7660
Comment réaliser un jardin à l'anglaise? ©ThinkStock

Des allées sinueuses qui bordent des massifs, du rêve à perte de vue: le charme d’un jardin à l’anglaise résulte à la fois d’un sentiment d’intimité et d’évasion. Pas ou peu d’allées rectilignes dans ce type de jardin mais des allées sinueuses qui longent les massifs ou, mieux encore, des opus incertumqui évoquent par des pierres ou des pavés espacés l’itinéraire à suivre… Pas d’étendues uniformes mais des mélanges et des imbrications de plantes qui animent votre petit lopin de terre.

Mixed border, ou l’art de la plate-bande

Le mixed border est une grande spécialité de nos voisins d’outre-manche qui pratiquent cet art de la plate-bande avec beaucoup de talent depuis plus d’un siècle. C’est l’élément incontournable du jardin à l’anglaise. La mise en place de ce parterre est assez difficile à réussir car elle demande beaucoup de temps, une bonne connaissance des plantes, de leurs couleurs, et de leur époque de floraison. Le mieux est de dessiner un plan sur papier avec les différentes espèces que l’on compte implanter (l’orientation et le climat ont aussi leur rôle à jouer). En général constitué d’ arbustes et de plantes vivaces, il est à son avantage contre un mur, une haie ou une barrière en bois.
Les vivaces, les annuelles et les graminées doivent être placées au centre du mixed border alors que les plantes de couvre-sol (hostas, asters, iris, pervenches ou les pivoines) proliféreront en bordure.
Un mixed border fonctionne par associations complémentaires. Tel est notamment le cas des fleurs à bulbes (narcisses, tulipes, crocus ou cyclamens de Naples) qui se marieront, sans problèmes, entre elles.

Laissez faire Dame nature!

&Eacutevitez les monocultures (dont l’effet risque d’être limité à long terme) et optez pour la diversité, ce qui réduira la prolifération des parasites. Laissez certaines plantes (digitales ou monnaies-du-pape) se multiplier. En arrière plan, privilégiez les effets d’optique en donnant carte blanche aux espèces envahissantes (comme la menthe) et aux fleurs qui se ressèment d’elles-mêmes (ancolie commune, anthémis des teinturiers, marguerites Reine de Mai, narcisse sauvage). Chaque plante a son rôle à jouer. Enfin, profitez de vos promenades pour observer la répartition naturelle de la végétation. Un tour d’horizon bien plus instructif que ce qui est écrit dans les livres!

La rédaction