Compagnons du Devoir cherchent main d’œuvre

En pleine période de crise, les Compagnons du Devoir s’inquiètent de la pénurie de main d’œuvre dans les métiers de l’industrie, de la construction et de l’alimentation.

0
1940

En période de crise, les Compagnons du Devoir ne souffrent pas du même mal que les autres secteurs. Face aux nombreuses suppressions d’emploi, eux éprouvent des difficultés à recruter des jeunes dans certains domaines d’activité. Beaucoup de métiers de l’industrie, de la construction et de l’alimentation peinent aujourd’hui à séduire. Et alors que ce secteur doit faire face à un départ massif à la retraite de professionnels, sans renouvellement, dans quelques années ce domaine devrait venir à manquer d’experts.

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France ont développé, pour faire face à cela, en partenariat avec le Conservatoire National des Arts et Métiers, la Grande École des Hommes de Métiers en Compagnonnage qui vise à attirer des jeunes bacheliers vers ces filières. Ils voudraient changer les mentalités des jeunes en recherche de formations qui se désintéressent de ce secteur souvent perçu comme ingrat. Ces jeunes pourraient passer en fait à côté de nombreuses perspectives professionnelles. Après tout, on aura toujours besoin de maçons, de plombiers ou encore d’électriciens.

Les Compagnons du Devoir proposent une formation professionnelle basée sur la transmission du savoir-faire entre experts et néophytes. « L’essentiel de cette philosophie tient dans quelques préceptes simples : transmettre son savoir-faire, être volontaire, droit et fidèle dans ses engagements, être capable de se remettre en cause, avoir un goût marqué pour la liberté d’entreprendre et de penser » déclare l’association sur son site. Ils proposent 25 formations qui se concluent par un Tour de France où l’élève est accueilli par des compagnons de différentes régions.

Si vous êtes intéressé, l’association organise des demi-journées d’information qui ont lieu chaque semaine dans les Maisons des Compagnons pour renseigner les jeunes sur leurs différentes formations proposées.

Maëla Priolet