Comuneat : quand votre voisin devient votre cuisinier

Et si un de vos voisins vous préparait de bons petits plats ? C’est ce que propose la plateforme participative Comuneat qui met en relation des particuliers pour acheter et vendre des plats cuisinés abordables et surtout de qualité.

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Comuneat : quand votre voisin devient votre cuisinier ©ShutterStock

« Tout le monde devrait avoir la possibilité d’avoir un cuisinier particulier », telle est la philosophie de Théo de Bentzmann, le fondateur de Comuneat. A seulement 26 ans, ce jeune entrepreneur a décidé de lancer sa start-up en juillet dernier, baptisée Comuneat. Son objectif ? Réintroduire la cuisine familiale pour remplacer les plats préparés et autres Junk Food plébiscités par celles et ceux qui n’ont plus le temps de cuisiner, ou qui ont tout simplement la flemme de sortir les casseroles. Comment ? En proposant aux internautes de commander des plats mitonnés par des particuliers à des prix hautement compétitifs, soit 8 euros en moyenne pour un plat.

Bien dans son corps, bien dans sa tête

« Nous avons conscience que la malbouffe est mauvaise pour la santé, pourtant nous continuons d’en consommer car nous n’avons plus le temps de cuisiner ou bien parce que les restaurants sont devenus trop chers, un luxe dont la plupart des Français ne peuvent plus se permettre », explique-t-il. « Avec Comuneat, nous voulons proposer une alternative simple et crédible aux services de restauration rapide et de vente de plats industriels. »

Le service promet une cuisine plus saine, plus « vraie », plus savoureuse, plus nutritive mais aussi plus humaine. « Lorsque vous commandez chez un particulier, il connaît vos goûts, sait ce qui vous fera plaisir, et au fil du temps un lien se créera entre vous et votre cuisinier. »

Un modèle gagnant-gagnant

Si Comuneat est pratique pour les acheteurs, appelés ici les gourmets, il l’est aussi du côté des cuisiniers. En proposant leurs plats en échange d’une somme fixée par leurs soins, cela leur permet de rembourser une partie de leurs courses, de mettre du beurre dans les épinards et surtout éviter le gaspillage alimentaire. « Plutôt que de jeter la ou les parts qui sont en trop, pourquoi ne pas en faire profiter ses voisins ? », ajoute Théo.

Flore, une des cuisinières inscrites sur la plateforme, a été séduite par le concept. À la recherche d’un emploi, elle peut assouvir son plaisir de la cuisine tout en gagnant un peu d’argent. Avec ses gourmets réguliers, elle gagne environ 250 euros par mois. Mais outre cet apport financier, ce sont les nouvelles rencontres qui la motivent. « Grâce à Comuneat, j’ai désormais l’occasion de rencontrer mes voisins, ce qui n’était pas le cas avant », confie-t-elle. « C’est aussi gratifiant lorsqu’une personne me félicite pour ma cuisine. »

Gourmet ou cuisinier, à vous de choisir !

L’inscription est gratuite et rapide. Pour les gourmets, le principe est simple. Grâce à la géolocalisation, sélectionnez un des cuisiniers proches de chez vous en fonction de vos préférences alimentaires (zéro gluten, végétarien, asiatique etc.) Deux choix s’offrent à vous : soit vous commandez un plat à l’unité (ou plusieurs !), soit vous souscrivez à un forfait (deux plats par semaine par exemple). Ensuite, commandez en indiquant le jour et l’heure. Selon les cuisiniers, vous pouvez emporter votre plat ou bien vous le faire livrer.

Du côté des cuistots, il suffit de s’inscrire sur la plateforme et de créer son profil en remplissant tous les critères (adresse, types de cuisine etc.) C’est à vous de fixer les prix en fonction des ingrédients utilisés. Les cuisiniers doivent signer une charte d’engagement qualité pour certifier que tous leurs plats sont frais.

Comuneat garantit un paiement sécurisé pour les cuisiniers et les gourmets. Grâce au système de chat, les particuliers peuvent communiquer entre eux pour définir un lieu de rendez-vous ou de livraison.

150 inscriptions quotidiennes

Le pari de Théo est audacieux mais déjà très prometteur. Depuis son lancement, Comuneat comptabilise déjà 600 cuisiniers et 1 000 gourmets. L’engouement est tel que la start-up totalise pas moins de 150 inscriptions quotidiennes. Son fondateur souhaite agrandir la communauté et pourquoi pas se développer en Europe. Un service de livraison avec un partenaire est également envisagé dans les prochains mois.

Dites une bonne fois pour toute adieu à la malbouffe, et faites confiance à vos voisins pour vos mitonner, avec amour, de bons petits plats. Avec Comuneat, « il n’a jamais été aussi simple de bien manger ». Paroles d’un amoureux de la Junk Food, Théo de Bentzmann, qui ne pensait pas pouvoir concilier sa vie de jeune entrepreneur dynamique avec une alimentation saine et équilibrée.

Sur le même principe de Comuneat, d’autres plateformes ont vu le jour, notamment le site Made in Potager qui propose de vendre, acheter et d’échanger les produits de son potager. Les échanges entre particuliers n’ont jamais eu autant la cote. La solution du bien manger se trouve donc juste à côté de chez soi.

Pour plus d’informations : Comuneat

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Marine Vautrin