Concerts et boîtes de nuit devront baisser le son

Le Haut conseil de la santé publique a publié un rapport prévenant le public des dangers d'une exposition à un volume sonore trop élevé. Les femmes enceintes doivent notamment faire attention aux oreilles de leurs futurs bébés.

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Le Haut conseil de la santé publique recommande l'aménagement de zone de récupération auditive dans les salles de concerts et boîtes de nuit ©ThinkStock

Les organisateurs de concerts et les propriétaires de discothèques vont-ils bientôt devoir baisser le volume ? Certainement, selon une enquête du Haut conseil de la santé publique (HCSP), saisi en 2010 par le ministère de la Santé. Le rapport, préconise, entre autres, de limiter le niveau sonore dans les lieux qui diffusent de la musique amplifiée. Le HCSP souhaite également la distribution gratuite de protections auditives dans ces mêmes endroits.

Comme l’explique le Haut conseil, l’exposition trop fréquente à des volumes sonores élevés peut avoir des effets « temporaires », comme des acouphènes, mais aussi des effets « permanents », tels que la perte auditive. « Des mesures réalisées en discothèque et lors de festivals en plein air ont montré des niveaux sonores élevés, avec une forte contribution de l’énergie sonore dans les basses fréquences, pour lesquelles des effets sanitaires sont suspectés », a constaté le HCSP.

Musique trop forte : un danger pour les bébés

Dans son rapport, le Haut conseil avertit « spécifiquement » les femmes enceintes des risques encourus pour leurs futurs bébés, notamment lors des trois derniers mois de grossesse, période durant laquelle l’appareil auditif se forme et où les risques sont plus importants. Elles doivent éviter au maximum les lieux tels que les concerts ou festivals. Même conseil pour le jeune public, pour qui « une exposition importante […] dans des parcs de loisirs et lors de divers spectacles ont été rapportés ».

Que faire pour lutter contre le niveau sonore ?

Afin de mieux informer le public sur les dangers d’un volume sonore trop élevé, l’organisme public propose un système « d’affichage en continu des niveaux sonores », pour que chacun « puisse connaître son niveau d’exposition et de risque potentiel ». Il préconise également qu’une surface d’au moins 10 % de la surface totale de la manifestation soit une « zone de récupération auditive », soit des salles acoustiquement protégées au niveau sonore réduit.

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Maxime Quéma