Costa Concordia : trois mesures pour renforcer la sécurité sur les paquebots

Après le naufrage du Costa Concordia en janvier dernier, l'industrie de la croisière s'est réunie pour trouver des solutions aux problèmes de sécurité à bord des paquebots.

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Costa Concordia : trois mesures pour renforcer la sécurité sur les paquebots ©Sipa

Hier, le Conseil européen de la croisière (ECC) et l’Association internationale de compagnies de croisières (CLIA) se sont réunis, afin de discuter de quelques changements à opérer à bord des paquebots de croisière.

Trois mois après le naufrage du Costa Concordia, ayant fait 32 morts, il y a eu une « prise de conscience et une volonté d’actes concrets pour renforcer la sécurité », explique Erminio Eschena, l’un des porte-parole de l’industrie de la croisière en Europe.

Trois changements dans la politique de sécurité

L’industrie de la croisière s’est donc mobilisée pour finalement aboutir à trois mesures à effet immédiat, appliquées à tous les membres de l’équipage.

« D’abord, on va renforcer le processus de la traversée en partageant les données (du plan de route) avec l’ensemble des officiers qui sont sur la passerelle de commandement », rapporte M. Eschena à l’AFP. Le plan de traversée sera donc désormais rédigé par un officier, puis approuvé par le capitaine, pour finalement être présenté à toute l’équipe de commandement avant d’être exécuté.

La deuxième mesure concerne les manoeuvres de l’équipage. Quand les moteurs du bateau tournent, seules les « personnes exerçant des fonctions opérationnelles » auront accès à la passerelle de commandement (le poste de pilotage).

Enfin, le nombre de gilets de sauvetage à bord des paquebots va fortement augmenter, tant pour les enfants que pour les adultes. Il y en aura largement plus que le nombre de passagers présents à bord.

Le porte-parole se dit « satisfait d’aboutir aussi rapidement à ces mesures ». « L’industrie de la croisière s’est mobilisée avec un volontarisme sans équivalent. Et il y a maintenant des changements concrets dans la gouvernance ».

Il ne reste plus qu’à constater combien de temps mettront les compagnies avant de mettre tout ces dispositifs en place.

Mathilde Bourge