Diane 35, sauvée par l’Agence européenne du médicament

L'Agence européenne du médicament évalue les bénéfices du médicament Diane 35 supérieurs aux risques qu'il représente. Elle se prononce pour son maintien sur le marché, pour les femmes présentant des problèmes de peau.

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L'antiacnéique Diane 35 a été trop largement prescrit comme contraceptif en France. ©Sipa

Alors que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) annonçait, fin janvier, sa suspension, le médicament Diane 35 fait aujourd’hui l’objet d’un avis favorable de l’Agence européenne du médicament (EMA). Cette dernière considère les bénéfices supérieurs aux risques thromboemboliques décriés en début d’année, « pour certaines catégories de patientes ».

Diane 35 fait partie de la famille des anti-acnéiques. En France, ce traitement a largement été détourné de sa fonction principale. De nombreux gynécologues l’ont prescrit comme pilule contraceptive. Or, quand le scandale des pilules de 3e et 4e générations a éclaté, en décembre 2012, on s’est aperçu que Diane 35 augmentait également le risque de formation des caillots sanguins chez les patientes.

Pas de raison d’interdire Diane 35, selon l’EMA

Aujourd’hui, l’EMA ne voit « pas de raisons de l’interdire » chez les femmes souffrant de problèmes dermatologiques. « Ces médicaments (Diane 35 et ses génériques, ndlr) doivent être utilisés uniquement pour le traitement de l’acné modérée ou sévère […] et/ou pour le traitement de l’hirsutisme à savoir la pilosité excessive non désirée, chez les femmes en âge de procréer », précise le communiqué. L’agence ne se prononce pas sur leur utilisation à des fins contraceptives. Elle précise simplement qu’ils ne doivent être combinés à un autre contraceptif hormonal.

Le scandale des pilules de 3e et 4e générations a changé les habitudes des Françaises en matière de contraception. Le stérilet, notamment, a vu sa cote remonter depuis janvier.

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Thomas Levy