Enfants et écrans : les recommandations à destination des parents

Télévisons, tablettes, les enfants passent beaucoup de temps devant ces écrans. L’Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) a publié de nouvelles recommandations à destination des parents.

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Enfants et écrans : les recommandations à destination des parents ©ShutterStock

Les écrans ont envahi notre quotidien mais aussi celui des enfants. Avec la multiplication des supports, qu’ils soient pédagogiques ou ludiques, les petits sont exposés de plus en plus tôt aux écrans et parfois pendant un temps considérable. On le sait, être devant un écran trop longtemps n’est pas excellent pour la santé. Certaines études ont démontré qu’une exposition excessive pouvait être source de difficultés scolaires, de problèmes de sommeil mais aussi de risque d’obésité. Comment alors les protéger tout en leur permettant d’utiliser ces outils ?

L’Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) s’est donc penchée sur les problématiques liées à cette exposition exponentielle et a publié un rapport. Les résultats de cette analyse s’inscrivent dans la continuité d’un questionnement débuté en 2011. Auparavant, l’AAP préconisait de limiter l’usage des écrans à 2h par jour et déconseillait leur utilisation aux enfants de moins de 2 ans. Mais ça, c’était avant que les choses n’évoluent.

Des couches et déjà sur un smartphone

L’Académie a constaté que «plus de 30% des enfants américains jouent un appareil mobile, alors même qu’ils portent encore des couches, et que près de 75% des 13-17 ans ont un smartphone, 24% d’entre eux admettant l’utiliser constamment […] Dans un monde où le temps passé devant un écran devient juste du temps, nos politiques doivent évoluer ou deviennent obsolètes », explique l’AAP.

Interagir, donner l’exemple, faire confiance…

L’Académie a donc émis de nouvelles recommandations à destination des parents pour un bon usage des écrans :

 – Imposer des limites. Les règles entre l’environnement virtuel et réel doivent rester identiques. Des limites doivent être instaurées pour l’utilisation des écrans, comme c’est le cas pour d’autres activités.

Donner l’exemple. On le sait, les enfants copient indirectement vos faits et gestes. Les parents doivent donner l’exemple et servir de modèle. Commencez par limiter votre propre usage des tablettes, smartphones, télévisions et des ordinateurs, surtout en présence des enfants.

Privilégier l’échange. Les médias peuvent être intéressants pour le développement de l’enfant à condition qu’ils stimulent l’interaction et l’échange verbal. Une vidéo passive n’est absolument pas stimulante. Privilégiez donc des outils qui engendrent des conversations en direct. Ils auront une valeur pédagogique plus grande.

Opter pour des contenus de qualité. C’est plus important que le temps passé devant l’écran. Parmi toutes les applications disponibles, faites le tri et lisez bien les avis avant de passer au téléchargement.

Participer avec son enfant. L’implication des parents est primordiale. L’interaction sociale et le coengagement des parents aideront à mieux apprendre et influenceront la perception qu’a l’enfant du média.

Ne pas avoir peur des réseaux sociaux. Facebook, Twitter et les autres plateformes ne sont pas mauvais pour les adolescents, au contraire. Ils peuvent en effet contribuer à façonner leur identité et leur développement. Toutefois, il est nécessaire de se faire expliquer le fonctionnement des outils et de garder un œil de loin.

Créer des zones vierges, sans outils technologiques notamment lors des repas en famille et au moment du coucher.

Apprendre de ses erreurs. Que l’on soit un adulte ou un enfant, personne n’est à l’abri d’un faux pas sur internet. Ces erreurs doivent être prises comme des enseignements. Il faut simplement expliquer et discuter avec votre enfant pour qu’il ne fasse plus de bêtises. « Certains comportements comme le sexting ou la recherche d’images d’automutilation signalent la nécessité d’évaluer les jeunes pour d’autres comportements de prise de risques », souligne l’Académie.

Les parents ont donc un rôle primordial à jouer vis-à-vis de l’utilisation des écrans. « La vie digitale commence jeune, tout comme la surveillance parentale doit l’être », conclut le rapport de l’AAP. D’autres recommandations seront détaillées officiellement dans l’année 2016.

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Justine Dupuy