Publicité
A Bordeaux, dans le quartier du Lac, dans quelques mois, un nouveau quartier va sortir de terre. Baptisé Ginko, il doit compter plus de 2.150 logements, des bureaux, des commerces, un collège et des équipements publics.
6.000 habitants vont peupler cette cité du futur. Les premiers aménageront en 2012.
Ici, le chauffage collectif sera 100% énergies renouvelables grâce à la biomasse, c'est-à-dire des matières organiques qui deviennent des sources d'énergie.
Tout est fait pour limiter l'usage de l'automobile. Sa présence est rejetée à l'extérieur des quartiers. Les rues appartiennent aux piétons et aux vélos. «Chaque habitant se trouve à moins de 400m de l'école et à 300m d'une station de tramway», explique Franck Poitier, responsable de l'aménagement de l'écoquartier Ginko à Bordeaux.
Résultat? Les enfants se rendront à l'école pedibus, à pied et en groupe, encadrés par des adultes.
A Strasbourg, dans le futur quartier Danube, les parkings ont été installés à l'extérieur, hors de vue des habitants. Pour favoriser les modes de transports alternatifs, une station d'auto-partage permettra à chaque habitant de disposer d'une voiture quand il le souhaitera.
A Cognin, dans l'agglomération de Chambéry, où l'on travaille à la construction
d'un écoquartier, on a même prévu de doter chaque logement d'un vélo électrique . «On équipe bien les logements d'éviers et de baignoires, glisse Florence Vallin-Balas, maire de la ville. Si on laisse vraiment le choix aux habitants entre le vélo et la voiture, ils opteront pour le vélo»
A Reims, dans le futur quartier Dauphinot-Rémafer, des toitures végétalisées recouvriront les 620 logements prévus: maisons individuelles, petits immeubles, etc. Idéal pour garder les logements au frais en été. Et en cas d'orages, les toitures permettent d'éviter les inondations. Ici, pas de réseau souterrain pour traiter les eaux pluviales, ce sont des noues, ces petits fossés végétalisés, qui les recueillent.
Même principe à Lille, où un quartier est actuellement construit autour d'une ancienne usine de filature sur les rives de la Haute Deûle. Un jardin d'eau de 8.500 m2 stockera les eaux de pluie et servira à dépolluer les eaux pluviales souillées par les voiries grâce à des végétaux qui fixent les métaux lourds et éliminent les polluants organiques.
Dans le Sud-Ouest, à Bayonne, dans le futur écoquartier du Séqué, une station de lavage autos fonctionnera grâce à la récupération des eaux pluviales.
La question des déchets est évidemment cruciale. Elle se pose dès la phase de construction.
A Lille, il a fallu démolir avant d'entamer la construction du nouveau quartier. L'ossature de béton armé a été recyclée. Concassé, il a été réutilisé sous forme de remblais. En tout, 80% du tonnage global a été trié et recyclé. Une fois les logements construits, les écoquartiers apportent une attention particulière sur la collecte et le tri des déchets: microdéchetterie, containers enterrés, développement du compostage individuel ou en pied d'immeuble, réduction des tournées de collecte en porte-à-porte, etc.
Les écoquartiers misent sur des matériaux de construction renouvelables et recyclables.
A Reims, dans le futur écoquartier Dauphinot-Rémafer, une dizaine de maisons vont être construites, dans le cadre d'une expérimentation, en paille et en chanvre. Deux matériaux réputés pour être d'excellents isolants naturels, mais aussi en bois ou en ossature métallique.
A Grenoble, dans l'écoquartier de la Zac de Bonne, l'école qui a été construite en bois, s'avère particulièrement bien isolée et économe en énergie.
Copyright © Réponse à Tout 2009 - un site du groupe Alain Ayache
Les autres sites du groupe Alain Ayache :![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()