Essence : bientôt un prix variable selon les revenus ?

Le gouvernement réfléchit à un tarif social pour l’essence, alors que l’allègement des taxes, mis en place à la fin de l’été, prend fin à la fin du mois.

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Le tarif social de l'essence pourrait profiter aux 2 millions de bénéficiaires de la CMU ©Fotolia

Et si le prix de l’essence était calqué sur les revenus des consommateurs ? Le gouvernement planche sur de nouvelles solutions pour alléger le budget des automobilistes, notamment sur l’instauration d’une aide pour les ménages les plus modestes, selon le Journal du Dimanche. Et il n’y a pas de temps à perdre : le plan mis en place fin août pour faire baisser le prix des carburants arrive à son terme à la fin du mois.

Cet été, l’envolée des prix à la pompe avait poussé le gouvernement à prendre une mesure exceptionnelle : baisser temporairement de 3 centimes environ la taxe revenant à l’État. Pétroliers et distributeurs avaient également accepté de faire des efforts, pour, au final, arriver à une baisse de 3 à 6 centimes par litre pour le consommateur.

Essence : un tarif spécial pour les bénéficiaires de la CMU

Pour éviter un trop grand « choc » sur le pouvoir d’achat des Français, dans moins de deux semaines, le ministère de l’Économie réfléchirait à relever les taxes de manière progressive. Mais l’idée de mettre en place un tarif social pour l’essence, comme pour l’électricité ou le gaz, reste la piste privilégiée.

Ce dispositif pourrait profiter aux 2 millions de bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), même si certains d’entre eux ne possèdent pas de voiture. « Ce n’est pas choquant », répond un proche de Pierre Moscovici, le ministre, au journal. L’aide servirait au bénéficiaire quelque soit son mode de transport : « on peut avoir une approche essence stricto sensu ou mobilité », explique-t-il. Si elle est adoptée, cette mesure pourrait coûter plusieurs centaines de millions d’euros par an à l’État.

Thomas Levy