Et les meilleurs hôpitaux français sont… Lille et Toulouse !

Le Point publie, ce jeudi 22 août, le palmarès des meilleurs hôpitaux français. Les CHU de Lille et Toulouse se disputent encore la première place. L’hebdomadaire évoque aussi la place des femmes parmi les praticiens du public.

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Un praticien sur deux, exerçant dans le public, est une femme. ©ThinkStock

Ils se disputent la tête du classement depuis des années. L’année 2013 ne fait pas exception. Les CHU de Lille et Toulouse caracolent encore à la première et deuxième place du palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics, publié par Le Point, jeudi 22 août. Viennent ensuite le CHU de Bordeaux (3e), les hôpitaux universitaires de Strasbourg (4e), ceux de Nantes (5e), le CHU de Montpellier (6e), la Pitié-Salpêtrière de Paris (7e), les CHU de Nancy (8e), Rennes, Grenoble, Amiens, Rouen, Tours, Caen, Clermont-Ferrand, Nice et Limoges. Le centre hospitalier de la Roche-sur-Yon fait figure de mauvais élève en fermant le tableau (50e).

Pour établir ce classement, l’hebdomadaire a passé au crible la qualité des soins de 63 spécialités médicales et chirurgicales. Pour figurer dans ce palmarès des meilleurs hôpitaux, un centre hospitalier doit fournir un catalogue de soins complet. En ont donc été écartés les établissements de soins spécialisés. Ces derniers apparaissent toutefois dans les classements concernant la prise en charge des maladies infantiles et des cancers.

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Quid des cliniques privées ?

Les établissements de soins privés n’ont pas été oubliés. Le Point propose également une liste des meilleures cliniques françaises, après l’évaluation de 37 spécialités. Verdict : le centre hospitalier privé Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) conserve la première place du classement, suivi par l’hôpital privé Jean Mermoz (Lyon) et les Nouvelles cliniques nantaises (Nantes).

Concernant les classements par thématique, ils couvrent un large éventail de spécialités (hépatites virales, diabète, rhumatologie, cancers de la prostate, hernies, chirurgies de l’obésité, de l’œil, du pied, hypertension artérielle…). Petite nouveauté cette année : la prise en compte de la chirurgie de l’audition, du nez et des sinus.

Dans le public, un médecin sur deux est une femme

Autre donnée intéressante révélée par Le Point : la proportion de femmes parmi les 42 000 médecins hospitaliers du public. On apprend ainsi qu’environ un praticien sur deux (46 %) exerçant est une praticienne. Ce taux atteint même 55 % à l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris).

En revanche, certaines spécialités restent encore dominées par les hommes, comme la chirurgie cardiaque et thoracique (9 % de femmes seulement), la chirurgie artérielle (8 %), l’orthopédie (4 %) ou l’urologie (4 %). De même, on trouve encore très peu de figures féminines dans les hauts postes hospitaliers (chef de service, professeur…).

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Julie Toury