Éthylotests obligatoires : pas de PV avant le 1er mars 2013 !

Pénurie oblige, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a décidé de reporter l’application des sanctions pour défaut d’éthylotest à bord des voitures.

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Dans certains points de vente, le prix des éthylotests peut grimper jusqu’à plus de 5 euros ©Sipa

Vous peinez à vous procurer un éthylotest, obligatoire depuis le 1er juillet à bord de tous les véhicules de plus de 50 cm³ ? Pas de panique, les sanctions pour défaut d’éthylotest, initialement prévues dès le 1er novembre, ne s’appliqueront finalement qu’à partir du 1er mars 2013, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

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« Compte tenu des difficultés d’approvisionnement recensées dans certaines régions », un report a donc été décidé, afin de laisser le temps aux automobilistes « de s’équiper dans de bonnes conditions et à un juste prix », a indiqué le gouvernement. Car, en effet, ce qui est rare, est cher ! Dans certains points de vente, le prix des éthylotests peut grimper jusqu’à plus de 5 euros, alors que le prix « raisonnable » de cet équipement reste autour d’1 euro l’unité.

Les fabricants d’éthylotests, débordés !

Si Manuel Valls a décidé de reporter les sanctions en cas d’absence d’éthylotests dans les véhicules, c’est notamment parce que les deux fabricants d’éthylotests français homologués, Contralco et Pelimex, en ont fait la demande. Malgré l’embauche de personnel supplémentaire (176 salariés de plus chez Contralco) et l’investissement dans de nouvelles machines, ces entreprises peinent à répondre à la demande des grandes surfaces, pharmacies et stations-services qui distribuent les éthylotests. Pour preuve, les commandes passées aujourd’hui ne pourront être honorées… qu’en février ou en mars !

Éthylotests obligatoires : « une mesurette cosmétique »

Le ministre de l’Intérieur souhaite profiter de ce délai pour demander au comité interministériel de la Sécurité routière d’évaluer l’intérêt de ce dispositif, en interrogeant notamment les associations d’usagers et de victimes d’accidents de la route. L’une d’elle, la Ligue contre la violence routière s’est déjà exprimé sur ce qu’elle qualifie comme une « mesurette cosmétique ». Le report des sanctions est « une démarche raisonnable » pour « tous les malheureux qui cherchent désespérément à se pourvoir de ce gadget inutile et pas fiable », a d’ailleurs déclaré Chantal Perrichon, sa présidente, à l’AFP.

En mars dernier, 66 % des Français se disaient favorables à l’obligation de posséder un éthylotest en voiture (source Ifop). Et vous, votre avis ?

Thomas Levy