Megaupload : en quoi « Mega » sera-t-il différent ?
DossierDans à peine deux semaines, Kim Dotcom lancera son nouveau service de stockage. Dans le magazine Wired, il explique en quoi "Mega" sera différent de Megaupload.
J-12 avant la sortie de Mega, la nouvelle version de Megaupload. Kim Dotcom, qui ne manque jamais une occasion de s’exprimer sur Twitter, dévoile aujourd’hui les secrets de son prochain service pour le magazine Wired.
Suite à ses mésaventures en janvier dernier, Kim Dotcom compte bien ne pas réitérer ses erreurs. Il a donc, semble-t-il, pris quelques précautions et les trois principes de base de Mega seront les suivants : résoudre la question de la fiabilité des services de stockage dans le nuage, renforcer les droits à la vie privée des utilisateurs sur Internet et leur fournir un nouvel outil simple d’utilisation.
Mega: plus qu'une amélioration de Megaupload
Une simple version adaptée aux contraintes légales ? Non ! Comme l’explique le magazine Wired, « Mega et Megaupload ont en commun d’être tous les deux une plate-forme dans le nuage avec une identification en un clic, qui permet aux utilisateurs de mettre en ligne, de stocker, d’accéder et de partager de gros fichiers ». Mais Kim Dotcom tient à préciser que la « différence est que tous les fichiers de Mega seront chiffrés depuis le navigateur Web, grâce à l’algorithme standard AES. Une seconde clé leur permettant de déchiffrer le contenu du document quelle que soit sa nature ».
Pour ceux qui trouveraient cette explication plus qu’abstraite, la chose essentielle à savoir est que cette clé ne sera connue que de l’utilisateur, écartant Mega de toute responsabilité légale. En effet, si le serveur ignore si le fichier est un document personnel ou téléchargé, impossible pour les autorités d’accuser Mega d’être une plateforme de téléchargement illégal. De plus, « si les serveurs sont perdus, si un gouvernement débarque dans un data center et les viole, si quelqu’un hacke le serveur ou le vole, cela ne lui donnera rien. (…) Tout ce qui est téléversé sur le site deviendra fermé et privé sans la clé. », explique Kim Dotcom. Une pierre deux coups donc, puisqu’au-delà du principe de précaution, le fondateur du service milite pour le respect de la vie privée. « Selon la Charte des Droits de l’Homme de l’ONU, la vie privée est un des droits fondamentaux. (…) Vous avez le droit de protéger vos informations privées et vos communications des regards extérieurs. »
Mega: un double stockage pour plus de sécurité
Se pose ensuite la question de la fiabilité des serveurs. Là encore, les fondateurs de Mega ont réfléchi longuement au problème et voici sa solution : toutes les données d’un utilisateur seront stocker sur deux ensembles de serveurs, dans deux pays différents. « Ainsi, même si un pays décide de « péter les plombs » d’un point de vue légal et de fermer tous les serveurs, par exemple – ce à quoi nous ne nous attendons pas, parce que nous respectons totalement toutes les lois des pays dans lesquels nous plaçons nos serveurs – ou si une catastrophe naturelle survient, il y aura toujours un endroit où tous les fichiers pourront être trouvés. », déclare l’associé de Kim Dotcom, Mathias Ortmann.
Mais ce n’est pas tout ! « Nous sommes en train de créer un système où n’importe quel hébergeur dans le monde – de l’entreprise avec 2 000 dollars de fond dans un garage ou le plus gros hébergeur en ligne – peuvent connecter leur serveur à ce réseau », explique Kim Dotcom. « Nous pouvons travailler avec n’importe qui, parce les hébergeurs eux-mêmes ne peuvent pas voir ce qu’il y a sur leurs serveurs. »
Mega: autant de procédures que de fichiers illégalement téléchargés
Enfin, le fondateur de Mega complique la tâche des autorités si un ayant-droit souhaiterait le retrait d’un fichier illégalement partagé. En clair, si un fichier est piraté des milliers de fois, autant de procédures seront nécessaires, puisque chaque document sera chiffré différemment.
Kim Dotcom tient, pour finir, à rappeler que tout cela n’a rien d’ « un doigt d’honneur géant à Hollywood et au Département de la Justice américaine ». Si son nouveau service inquiètera bien plus les ayants-droits que Megaupload, il précise que « si un détenteur de copyright trouve un lien posté publiquement et des clés de déchiffrement, et qu’il vérifie que le fichier viole sa propriété intellectuelle, il est toujours possible d’envoyer une demande de retrait dans le cadre du DMCA pour que le fichier soit supprimé, comme avant ».
Tout cela n’est bien évidemment pas de la charité mais du bon sens, tiré des leçons du passé. Si des studios ou des majors demandent à accéder au serveur pour retirer des documents eux-mêmes, ils le pourront « mais cette fois, s’ils veulent utiliser cet outil, ils devront accepter, avant d’y accéder, qu’ils ne pourront pas nous tenir pour responsables des actions de nos utilisateurs. », prévient Kim Dotcom.
Suède : les hommes bientôt contraints à uriner assis ?
En Uruguay, des moutons transgéniques sont nés phosphorescents
Prêt immobilier : comment décrocher le meilleur taux ?
Jouer à Tétris pour corriger le strabisme
Ecouter de la musique en dormant serait bon pour la mémoire
Fish pédicure : attention au manque d’hygiène !
Certaines athlètes sont un peu... des hommes
Le mystère du hamburger « qui ne voulait pas mourir »
Bon tempo
Sang chaud
Activités enfants
Découvertes
Cinéma
On va enfin pouvoir continuer de regarder nos séries ^^