Free mobile : les syndicalistes dénoncent des pratiques humiliantes

Si free bénéficiait d’une bonne réputation notamment dû au capital sympathie de son PDG, Xavier Niel, il se pourrait bien que les syndicalistes y mettent fin.

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Nous pourrions, très bientôt, être les témoins du premier conflit social de la branche mobile de la société Free. D’anciens salariés ainsi que les différentes mouvances syndicales du groupe dénoncent l’exercice dans certains « call center » d’une politique managériale de la terreur. Un délégué syndicaliste de la CFDT prévient qu’une grève pourrait éclater si des mesures urgentes ne sont pas prises par le groupe.

Un nouveau scandale managérial pourrait donc venir ternir l’image des opérateurs français de téléphonie. On se rappelle que l’opérateur historique, France Télécom, avait dû essuyer une vague de suicides. Parmi ces salariés, un d’entre eux, dans une lettre qu’il adressait à sa famille, inscrivait qu’il se suicidait à cause de son travail à France Télécom et que c’était la seule cause.

Des licenciements publics

Dans le cas de Free mobile, certains centres d’appel du groupe seraient les théâtres d’humiliations publiques quotidiennes. Les syndicats rapportent notamment que les salariés devraient faire face à des pressions constantes. Et que, malgré toute leur bonne volonté, une pluie de licenciements s’abattrait sur eux pour des raisons plus obscures les unes que les autres. Comble de l’horreur pour ces salariés, une employée d’un centre d’appel témoigne que les licenciements ne seraient pas faits dans un bureau à l’écart mais devant tous leurs collègues. Est-ce le moyen trouvé par certains managers pour effrayer les autres employés pour qu’ils soient plus efficaces ou pour s’assurer leur docilité ? La pratique, en tout cas, ne manquera pas de choquer l’opinion et d’entacher la réputation de Free mobile, si les dires des salariés et des syndicalistes s’avèrent exactes.

Alors que le renouvellement très régulier des salariés témoigne certainement de la véracité de ces pratiques, afin de se dédouaner de ces accusations, le groupe n’a pas trouvé de meilleur argument que de rappeler qu’il a employé 900 personnes en neuf mois.

Maëla Priolet