FW 13 : la nouvelle variété de tomate qui ne pourrit pas

Le groupe suisse Syngenta annonce la découverte d’une nouvelle variété de tomate, la FW 13. Un fruit aux vertus incroyables : il ne pourrira jamais.

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Lla FW 13 : un fruit, à la couleur jaune et aux mêmes vertus que la datte : le fruit ne pourrit jamais. ©ShutterStock

Jusqu’où la nature peut-elle nous surprendre ? Peut-on contrer l’apoptose ? À croire cette nouvelle découverte agroalimentaire, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Jusqu’à 10 à 15 ans de recherche

L’entreprise de chimie et d’agroalimentaire suisse Syngenta annonce la découverte d’une nouvelle variété de tomate, la FW 13. Un fruit, à la couleur jaune et aux mêmes vertus que la datte qui ne pourrit jamais. « Cette tomate perd son eau et sa teneur en sucre s’accroît. Elle confit sans pourrir », explique Sylvain Bontems, propriétaire de la variété. On dit même que ces tomates fraîches, à la surface toute flétrie, auraient un goût de confiture.

Créer un fruit semble simple de prime abord : « Tu prends un parent A qui a un beau calibre, résistant aux parasites mais peu fameux. Et un parent B, petit calibre, mais avec un beau fruit. Et tu hybrides », le tout sans modification génétique. Pourtant, il faut beaucoup de technicités et de temps pour y arriver. Une fois la variété intéressante dénichée, les caractéristiques du gène identifiées, il faudra encore 10 à 15 ans de recherche avant la commercialisation. Un temps qui permet de déterminer l’ADN, gènes de couleur, de résistante et de goût, etc.

Jusqu’à 600 nouvelles variétés chaque année

Le génotypage, qui fait son apparition dans les années 1990, a changé le monde agroalimentaire. Le groupe Syngenta, à l’instar des autres grands semenciers du monde (Monsanto ou encore Vilmorin), dispose d’un centre de recherche mondial dans lequel il créé les tomates, les poivrons, les melons et les courgettes de demain. Installé près d’Avignon, à Sarrians exactement, ce géant de l’agrochimie a choisi la région pour son sol froid au printemps, et son été chaud, sec et ensoleillé, car « il faut que les nouvelles variétés puissent résister aux variations de température », détaille Régis Cambron, responsable de la station.

Ainsi, chaque année, ce sont plus de 600 nouvelles variétés, toutes espèces confondues, qui sont inscrites au catalogue français (sur 9 000 déjà inscrites). Des variétés qui viennent aussi bien des grands semenciers, que de petits groupes plus modestes ou encore de la recherche publique.

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Laurie Ferrère