Garde d’enfants : pas le même tarif partout

Yooppies, un site de géocalisation de nounous, a publié une étude sur les tarifs pratiqués pour les garde d'enfant selon les régions, avec des écarts allant jusqu’à 10 %.

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Alors que la garde d’enfant représente l’un des postes de dépenses les plus importants, nombreux sont encore les parents à ignorer les aides qui existent pour alléger la facture. ©ShutterStock

A quelques semaines de la rentrée, voilà que le casse-tête de milliers de parents reprend : comment, par qui et pour combien faire garder son enfant ? Yooppies, un site spécialisé dans la mise en relation entre parents et babysitteurs, publie une étude qui révèle les disparités des tarifs de la garde d’enfant selon les régions avec des écarts allant parfois jusqu’à 10 %.

La réforme des rythmes scolaires en cause ?

Après avoir enquêté auprès de ses 300 000 membres en France, la plateforme Yoopies parvient à établir le tarif horaire net d’un babysitting en 2015, à 8,65 euros, soit 15,20 euros quand on inclut les charges. Un salaire qui augmente de 2,98 % quand on le compare à celui de 2014.

Et c’est sans surprise que c’est en Ile-de-France que faire garder son enfant revient le plus cher (8,95€) et dans le Pays-de-la-Loire que cela revient le moins cher (8,16€). Mais certaines villes, n’hésitent pas à jouer les exceptions et à faire grimper les prix, comme à Saint-Tropez dans le Var où l’heure de babysitting est facturée 10,92 euros ou encore à Megève en Haute-Savoie avec un tarif horaire à 10,14 euros.

Ainsi Yoopies explique que pour certains départements, « l’année 2015 est marquée par le rattrapage des tarifs pratiqués dans les départements ayant mis en place la réforme des rythmes scolaires l’année dernière ».

Les aides pour la garde d’enfants

Alors que la garde d’enfant représente l’un des postes de dépenses les plus importants, nombreux sont encore les parents à ignorer les aides qui existent pour alléger la facture. Il y a en premier lieu le complément de libre choix du mode de garde. Ce dispositif permet qu’une partie du salaire de l’assistante parentale ou maternelle soit directement pris en charge par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), et cela que l’on emploie directement ou que l’on passe par une entreprise ou une association.

Il y a également un crédit d’impôt pouvant atteindre 50 % des dépenses annuelles engagées, après déduction des aides reçues par la CAF, pour ceux qui emploient un salarié à domicile. Enfin, il faut savoir que certaines communes proposent des aides municipales ou départementales pour la garde des enfants de moins de trois ans, en complément des aides de la CAF. Pour tout cela, les parents ne doivent pas hésiter à se renseigner et établir leur éligibilité à ces différentes aides.

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Joséphine Terreissa