Grève des routiers : le point sur le trafic

Après un nouvel échec des négociations, les syndicats des transporteurs routiers ont entamé dimanche 15 mars au soir une grève d’une durée illimitée. Le point sur le trafic.

0
1151
Aujourd’hui, le taux le bas se situe à 9,43 euros de l’heure, alors que le SMIC est à 9,61 euros. ©ShutterStock

Les syndicats des transporteurs routiers ont donné le coup d’envoi, dimanche 15 mars au soir, d’une grève à durée illimitée.

Une protestation qui fait suite à un énième échec des négociations. Comme tous les ans, les syndicats des transports routiers et les organisations syndicales patronales tiennent des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires dans le transport routier des marchandises. Sauf que, depuis trois ans, ces réunions ne débouchent sur aucun accord. Trois ans que les syndicats déplorent un gel des salaires dans la profession et se battent pour la revalorisation des grilles salariales.

Pas de reprises des négociations pour l’heure

Plus concrètement, les syndicats demandent « une hausse du pouvoir d’achat de 100 euros » par mois, passant par une hausse du taux horaire « à 10 euros minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche, soit 5% de revalorisation ». Aujourd’hui, le taux le plus bas se situe à 9,43 euros de l’heure, alors que le SMIC est à 9,61 euros.

La grève entamée dimanche soir a été reconduite ce lundi 16 mars. L’objectif des syndicats n’est pas de « bloquer le pays », explique le responsable de la CFDT mais de relancer les négociations salariales avec le patronat. Pour l’heure, seule l’organisation patronale des PME (OTRE) s’est dite « ouverte à la poursuite des négociations avec les organisations syndicales sur la base de propositions raisonnables » mais les autres organisations restent silencieuses.

Le point sur le trafic lundi 16 mars

Le trafic reste donc perturbé sur l’ensemble du pays.

En Ile-de-France : en Seine-et-Marne, une manifestation est en cours dans la sortie vers la D96 (direction de Châtres et la zone industrielle du Val Bréon) depuis la N4 (Paris-province). L’accès à la D96 depuis la N4 (Paris-province) est très difficile.

A Strasbourg : «Des points stratégiques seront bloqués, des opérations escargot sur la périphérie de Strasbourg seront organisées tout au long de la journée de lundi et mardi », a expliqué Pascal Vaudin, secrétaire général du Syndicat général des transports du Bas-Rhin (CFDT). Le passage de la barrière de péage de Schwindratzheim, au nord de Strasbourg sur l’A4 risque d’être difficile.

A Toulouse: plusieurs opérations escargots et barrages filtrants sont en cours sur l’A64 en direction de Toulouse mais aussi sur l’A68 sur l’A62. Ces opérations entraînent d’importantes perturbations à l’approche de la ville rose.

A Lyon : après avoir bloqué dans la nuit les camions au péage de Vienne (Isère), une quarantaine de routiers sont allés empêcher la sortie des camions de la zone de fret de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry.

A Nancy : depuis six heures, les routiers (CFDT) bloquent le passage des cars et poids lourds dans les deux sens de la circulation au péage de Gye (54) sur l’A 31.

A Nantes : dans le secteur de la raffinerie de Donges, les routiers empêchent les camions de circuler avec des barrages filtrants. D’autres perturbations sont à venir dans la zone aéroportuaire à Saint Aignan de Grand Lieu.

A Rennes : une cinquantaine de routiers devant le site de l’entreprise STG. Des bouchons en perspectives sur l’axe Rennes-Le Mans.

A Rouen : une quinzaine de routiers bloquent le Rond-point des vaches près de Rouen.

A Caen : plus d’une centaine de camions ont bloqué dans les deux sens l’A84 près de Caen (Calvados).

Dans le Nord-Pas-de Calais : plusieurs actions, selon France3 Nord-Pas-de-Calais sont au programme. Un premier cortège s’élancera de Rekkem, à la frontière franco-belge, pour redescendre l’A22 puis l’A1 pour arriver à Carvin (62) sur l’A1.

Laurie Ferrère