Harcèlement dans les transports : un plan de lutte national

Le gouvernement présente ce jeudi 9 juillet son plan de lutte national contre le harcèlement dans les transports. Comment se déploie-t-il ?

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Il s’agit également de mieux faire connaitre le numéro de téléphone déjà existant 3117, qui permet signaler une agression et demander de l’aide. ©ShutterStock

Alors que certains tentaient de minimiser les faits, le Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, dévoilait en avril une étude sur la réalité : 100 % des femmes sont victimes de harcèlement dans les transports.

L’arrêt de bus à la demande

Le Gouvernement a voulu réagir à ce « fléau mal connu et largement minimisé ou normalisé ». Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur dévoile jeudi 9 juillet le plan de lutte national contre le harcèlement dans les transports. Une initiative en plusieurs points : prévention, réaction et accompagnement.

L’objectif premier ? Sécuriser. Pour cela, un système d’arrêt de bus à la demande, afin de rapprocher au maximum les usagères de leur résidence, devrait être testé à Nantes. La SNCF de son côté renforcera le personnel présent dans les rames de nuit et devrait généraliser les rames uniques, que l’on peut traverser d’un bout à l’autre.

À côté de cela, se mettra en place dès la rentrée une campagne de sensibilisation, imaginée par les secrétaires d’État aux droits des Femmes Pascale Boistard et Alain Vidalies, qui rappelle que « le harcèlement et les violences sexistes sont punis par la loi ».

Un meilleur dispositif numérique

Il s’agit également de mieux faire connaitre le numéro de téléphone déjà existant 3117, qui permet signaler une agression et demander de l’aide. Le Gouvernement pense également à la mise en place des alertes SMS et au développement de nouveaux outils numériques d’alerte et de signalement (application de géocalisation, caméra, objets connectés, etc.).

Enfin, plus généralement ; afin de lutter contre la solitude que peuvent ressentir les victimes, sera mise en place une formation spécifique du personnel. Avec un objectif : que le harcèlement ne soit ne plus jamais banalisé. Rappelons que le harcèlement est puni par la loi, une main aux fesses est passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende.

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Laurie Ferrère