Hôpital : une pétition contre les blouses qui laissent les fesses à l’air

Un médecin vient de lancer une pétition contre les blouses d’hôpital qui ne respectent pas la pudeur des patients. Stop aux fesses à l’air !

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Stop aux blouses impudiques ! ©ThinkStock

Tout le monde ou presque a déjà eu affaire à la fameuse blouse d’hôpital. Celle qu’on enfile toujours du mauvais côté, la première fois. Celle dont les boutons ne tiennent pas. Celle, surtout, qui laisse les fesses… à l’air. Un médecin (farfadoc), outré que ses patients soient encore obligés, en 2012, de se balader cul nul dans les couloirs, a décidé de passer à l’action en lançant une pétition !

Visiblement, le sujet touche les Français, puisque à ce jour, plus de 3 000 signatures ont été recueillies. La praticienne espère en décrocher au minimum 10 000. La pétition sera remise à la ministre de la Santé ainsi qu’aux directeurs des établissements hospitaliers.

La blouse impudique, déjà abandonnée au Canada et en Grande-Bretagne

L’affaire est loin d’être anodine. Sur son blog, cette praticienne défend son projet en citant le code de la santé publique : « Loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, Art. L. 1110-2. – La personne malade a droit au respect de sa dignité ».

La Charte de la personne hospitalisée évoque elle aussi « le respect de l’intimité de la personne [qui ] doit être préservé lors des soins, des toilettes, des consultations et des visites médicales, des traitements pré et post-opératoires, des radiographies, des brancardages et, plus généralement, à tout moment de son séjour hospitalier. »

Certes, le renouvellement des blouses n’est sûrement pas une priorité de santé publique, mais il suffirait de pas grand-chose pour que le patient se sente mieux. Des alternatives, déjà adoptées dans certains établissements français, canadiens ou britanniques, existent. Il s’agit de blouses se refermant en cache-cœur ou ayant un système de boutons ne laissant pas entrevoir notre intimité.

En conclusion de son pamphlet anti-blouse, Farfadoc exprime son souhait « qu’un jour, on se rappelle avec effarement de cette époque lointaine où les patients avaient les fesses à l’air ».

Pour signer la pétition, c’est par ici

Julie Toury