IBM aurait-il créé une molécule tueuse de virus ?

L’investissement d’IBM dans le domaine médical aurait porté ses fruits. La société informatique aurait en effet trouvé le remède pour éliminer tous les virus existants.

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IBM aurait-il créé une molécule tueuse de virus ? ©ShutterStock

IBM aurait-il trouvé le moyen d’éradiquer tous les virus ? C’est ce que laisse entendre des chercheurs du géant informatique ainsi que de l’Institut de bioingénierie et de nanotechnologies de Singapour. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Macromolecules, une molécule aurait été développée dans le but de tuer tous les agents pathogènes existants. Elle aurait déjà été testée avec succès sur des parasites tels que Ebola, la grippe, l’herpès ou encore chikungunya.

Une efficacité à triple action

Les recherches n’ont pas été portées sur l’ADN ou l’ARN d’agents pathogènes. Les scientifiques se sont plutôt intéressés à l’enveloppe des virus, plus précisément aux protéines présentes à leur surface : les glycoprotéines. Elles forment une substance qui colle les virus aux cellules saines et les rend malades. Ainsi, la molécule mise au point va s’accrocher aux virus en utilisant des liaisons électrostatiques et leur ôter toute faculté d’infection des cellules saines. Pour protéger ces dernières, la molécule va alors s’interposer entre elles et les glycoprotéines. Afin de lutter davantage contre les virus, la macromolécule va également bloquer leur réplication dans l’organisme en réduisant leur acidité. Enfin, elle va guider les cellules immunitaires en utilisant un sucre appelé mannose, vers les virus pour les détruire et pour améliorer la réponse immunitaire.

Les chercheurs restent toutefois prudents malgré les bons résultats obtenus. Les différents types de virus testés n’ont opposé aucune résistance aux attaques. Pour l’heure, la molécule a montré son efficacité in vitro. Il va donc falloir évaluer son comportement dans des organismes animaux afin notamment de s’assurer qu’elle n’est pas toxique, avant d’envisager des tests chez l’homme. Il faut aussi comprendre que la macromolécule est plutôt un moyen de prévention car elle n’est efficace que sur un virus qui n’a pas encore contaminé une cellule.

Vers une commercialisation de la molécule ?

IBM espère produire d’ici 2018 à 2023 des sprays ou des lingettes désinfectantes voire même des vaccins à base de la molécule créée. Selon James Hedrick, l’un des chercheurs de la société informatique qui a travaillé sur le projet : « Si vous avez un certain nombre de patients d’Ebola dans un hôpital et que vous voulez contrôler l’infection, vous pourriez brumiser la salle avec des macromolécules en suspension dans l’eau. Elles devraient se lier au virus et empêcher de nouvelles infections », rapporte le magazine Forbes.

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Roumaissa BENAHMED