Incivilités au travail : un salarié sur trois en souffre

Selon une enquête publiée ce mercredi 11 juin par l'institut Eléas, 63 % des salariés assurent vivre au moins une incivilité par jour ou par semaine. Un sur trois déclarent souffrir de ce manque de courtoisie.

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Les salariés les moins élevés au niveau hiérarchique sont souvent ceux qui souffrent le plus de l'incivilité. - crédit photo : Luna Vandoorne ©ShutterStock

Coup de fil personnel, vaisselle non lavée… Au travail, il faut apprendre à vivre avec les défauts et les petites manies de ses collègues. L’institut Eléas vient de diffuser une enquête sur l’incivilité au bureau. 63 % des salariés interrogés affirment vivre au moins une incivilité par jour ou par semaine, un tiers disent en souffrir. Dans le top 3 des nuisances subies par un salarié sur deux chaque semaine, on retrouve le coup de téléphone privé passé juste à côté de vous, le collègue qui vient subitement vous déranger alors que vous étiez en plein travail et les gobelets de café qui traînent dans les salles de réunion.

46 % des employés touchés pas l’incivilité

Pour deux personnes interrogées sur trois, l’incivilité correspond à un manque de respect des codes de politesse envers autrui (exemple : dire « bonjour » quand on croise quelqu’un le matin) et des règles liées au comportement (exemple : respecter l’espace personnel de chacun). Selon l’étude, les plus touchés sont les employés en contact direct avec des clients ou des usagers, comme c’est le cas dans le commerce ou dans les services publics. Les salariés les moins élevés au niveau hiérarchique sont souvent ceux qui souffrent le plus de l’incivilité. Dans le détail, 47 % des professions intermédiaires assurent être victimes d’incivilités au travail. C’est aussi le cas pour 46 % des employés. Par ailleurs, les femmes seraient plus touchées que les hommes.

Les incivilités minent progressivement le moral des salariés

Subies quotidiennement, les incivilités peuvent avoir un impact sur le bien-être des salariés. Un tiers des sondés déclarent que ce problème engendre une souffrance au travail. « Plus vous êtes exposé à ces attitudes, aussi minimes soient-elles, plus vous vous affaiblissez dans l’estime que vous avez de vous-même et dans la confiance que vous avez en vous », explique Xavier Alas Luquetas, président d’Eléas (Europe 1). Dans les cas les plus sérieux (un sur trois), le salarié est mis en arrêt maladie.

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Damien Rigat