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Escroquerie

Une infirmière condamnée pour avoir volé près de 400 000 euros à la Sécu

Le 07/02/2012 à 09:17:23
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Le tribunal correctionnel de Melun vient de condamner une infirmière libérale à trois ans de prison dont douze mois fermes. Sa faute ? Avoir volé "au moins" 400 000 euros à la Sécurité sociale.

Une infirmière libérale exerçant à Méé-sur-Seine, en Seine-et-Marne, vient d'être condamnée par le tribunal correctionnel de Melun à trois ans d'emprisonnement dont douze mois fermes pour avoir empoché illégalement de l'argent de la Sécurité sociale. De 2002 à 2008, Sylvie M. a réussi à escroquer la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) à hauteur de 393 500 euros. « Mais le préjudice réel est sans doute beaucoup plus important, de l’ordre du million d’euros », a indiqué lors du procès le président du tribunal. Cette femme, âgée aujourd'hui de 45 ans, n'est pas allée chercher bien loin sa technique de fraude. Grâce au système du tiers payant, ses patients n'avaient pas à avancer les frais de consultation ; l'infirmière touchait directement l'argent de la CPAM. Jusque là, rien d'anormal. Sauf que la praticienne déclarait des soins falsifiés, voire totalement fictifs.

La fraudeuse "bidonnait" les ordonnances qu'elle envoyait à la Sécu, en déclarant par exemple des frais de déplacements de nuits et d'indemnités kilométriques importantes. Une arnaque tellement grosse que même son avocate se demande "pourquoi la CPAM a mis autant de temps à s’en rendre compte".

L'infirmière décrite comme une acheteuse compulsive

Sylvie M. a reconnu devant les juges avoir triché. Décrite comme une acheteuse compulsive, elle aurait rapidement dilapidé l'argent récolté. Ces centaines de milliers d'euros lui auraient permis de dépenser, chaque mois, 6 000 euros en vêtements de luxe, de subvenir aux besoins de son fils étudiant en Angleterre, mais aussi d'entretenir son mari au chômage en lui versant 1 500 euros mensuels. Lequel utilisait ces sous pour entretenir une maîtresse en Belgique... Sa maison, achetée plus de 300 000 euros à Bussy-Saint Georges en 2004, a été saisie. Elle servira à rembourser ses créanciers.

Par Julie Toury

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